Le Paris Event Center est juste à la sortie du métro Porte de la Villette, en face du Glazart, très pratique. A l’entrée, l’arrivée des gens étaient canalisée par des barrières en zigzag, disposées en entonnoir sur une distance qui m’a paru interminable. Au départ on tient à 20 cotes à cotes puis 3 ou 4 à l’arrivée, où il y avait bien du staff pour le contrôle des billets. Un arrêt pour la fouille et go ! Vraiment propre comme entrée, les organisateurs savent comment accueillir une foule efficacement.

En parlant de foule c’était archi gavé de monde.

Le bâtiment de la scène 1 avait beau être énorme (~8000m², c’est l’équivalent de 2x et demi les docks Pullman) il était rempli.

Dedans : 2 espaces pour s’asseoir, un a chaque extrémité, 3 bars et des stands de tokens. Au bar c’était rapide et pour les prix en gros c’était 5€ le demi, 8 la pinte. Très bien les économies avec la pinte, c’est parfait je préfère les gros godets (avec un “t” hein !).

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La guerre des étoiles

Niveau sono et lights c’était du lourd ! Un système son puissant et propre, mais il fallait être devant pour n’entendre aucune résonnance due à la structure en métal du bâtiment. Une scénographie éblouissante, on peut le dire : 3 grands écrans sur toute la largeur de l’entrepôt derrière la scène et sur ses côtés, avec des projecteurs qui balançaient des pewpewlaser de toutes les couleurs. Vraiment dingue.

A coté de ça l’autre entrepôt paraissait plus terne. Moitié moins grand (~4000m²), une scénographie plus classique sur scène et des lights faibles. Mais le son était impeccable ! C’est sur cette scène que Laurent Garnier est passé, du coup c’était blindé max et on a eu droit à une pluie de condensation (petite réminiscence du 1er weather festival au palais des congrès de Montreuil…).

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La foule était déjà bien agitée sur le set de François X, mais c’est surtout quand DJ Deep a pris les commandes que ça c’est soulevé d’un coup, le dancefloor s’est embrasé immédiatement. C’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai pris les meilleures photos imho. Mais comme un appareil ça pèse lourd, je suis allé faire une pause dehors.

A l’extérieur

De quoi se poser et plus loin une nuée de toilettes de chantier et des urinoirs équipés de porte-gobelets en hauteur pour pas risquer de se planter. Plus loin une ribambelle de food trucks, que j’ai pas testés, mais c’était une dizaine de noms connus et moins connus parmi la crème des food trucks parisiens.

Entre les chiottes et la bouffe, position stratégique, une petite tente abritait le Camion Bazar. Ambiance ultra décalée, ça passait des vieux vinyles de tout et surtout de n’importe quoi (mais vraiement), vente de barbapapa, atelier roulage de pelles et “montrez vos nibards les filles”. Ce joyeux bordel était parfait pour se remettre en jambes après des heures de musique qui tabasse.

 

Avec un truc de barrés comme ça, forcément c’est parti en couille.

J’ai sympathisé avec un Munichois de mon âge tout ravi de tomber sur quelqu’un qui parle couramment anglais, pas perché, avec plein de tabac à rouler et à partager. Retour au bar de la scène 1 pour se prendre une dernière bière avec les quelques tokens qui lui restaient… enfin ça c’est ce que je croyais ; un bavarois n’a pas besoin de token pour trouver de l’alcool à outrance
Ce type avait un don incroyable pour se faire offrir des bières : d’abord par un des barmans en lui expliquant que les bières déjà tirés allaient s’éventer vu que plus personne n’en achetait (et il avait raison, à 7h du mat le bar était déserté), puis par un autre (même technique) et enfin par un groupe d’ado en descente qui pensaient qu’on se fumait des pétards. Il leur a taxé des tokens contre des bouffées de son pétard mytho. Je lui ai dit que c’était moche d’abuser d’enfants drogués, ça l’a fait rire ; un bavarois bourré ça ne respecte plus rien.

Une fois le tabac et les tokens finis on est allés faire un tour sur le dancefloor, Derrick May finissait avec un set super dark et bien dansant, avec une touche de son planant sur la fin. Je vous laisse comme il nous a laissé : avec de beaux souvenirs et des notes de Vermont – übersprung (que Mr May a joué bien plus techno évidemment) :

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Nos photos du Weather Winter