En s’implantant au Bourget l’an dernier, le Weather festival plaçait la barre très haut. Se renouveler en maintenant le niveau était un vrai défi pour cette édition 2015. Défi relevé ! La preuve en images : photos & vidéo à la suite de l’article.

Nouveau lieu, nouvelles installations

Le changement principal cette année était l’installation au Bois de Vincennes. Au premier abord, un lieu moins excitant que le tarmac d’un aéroport d’où l’on voit la fusée Ariane. Mais passer le weekend entouré de verdure est une chose simple qui sait être appréciée.

Les scènes et les équipements étaient répartis sur les 100.000 mètres carrés du parc selon un plan qu’on a commencé à maîtriser seulement le dernier jour. Normal, quand il y a 5 scènes et 2 bonus. Le site était suffisamment spacieux pour profiter des soirées mais traverser d’un bout à l’autre demeurait faisable même après plusieurs pintes. Le chemin retour vers les transports était tout de même un peu long, surtout après une grosse nuit à taper du pied !

La déco était originale : grandes tentes esprit cirque, meubles en palettes, transats et hamacs. De quoi chiller à l’aise, mais certains ont préféré la pelouse pour une communion totale avec la nature.

© Arthuro Peduzzi
© Arthuro Peduzzi

Pelouse que nous n’aurons pas trop abîmée j’espère. Les organisateurs ont fait des efforts pour éviter les dégâts. Distribution de cendriers de poche à l’entrée, à l’effigie du festival en plus, ça donne envie de les garder. Des poubelles un peu partout, avec le tri sélectif. Mais j’ai l’impression que le public n’a pas joué le jeu ! Sur la fin le dimanche matin on marchait sur des bouts d’écocup tous les deux pas. Franchement les gars vous avez abusé. Pensez aux petites fleurs et papillons.

Mais sinon j’ai passé un très bon festival 🙂

Opening & Main event

Le premier soir permettait d’avoir un aperçu du lieu et des scènes. Trois concerts dont celui très attendu de Derrick May accompagné de l’orchestre Lamoureux. Une approche différente de celle de Jeff Mills. Vraiment intéressant.

© Damien Quinchard
© Damien Quinchard

Mais c’est à partir du vendredi soir que l’on a pu se rendre compte réellement de ce qu’était le Weather festival 2015. Là, toutes les scènes jouaient en même temps, avec chacune son ambiance et une scénographie aux jeux de lumières éblouissants. Les scènes hiver et automne étaient impressionnantes de par leurs tailles, le nombre et la puissance des lights.

La programmation était belle. Beaucoup d’artistes à voir, mais certains noms sont vus et revus pour les teufeurs aguerris. Cela dit, même avec des artistes qu’on connait bien, le Weather festival nous a surpris en mettant en avant des collaborations inédites. On retiendra par exemple Collabs 3000 : Speedy J ft. Chris Liebing. Et sur tout le festival, les artistes qui m’ont marqué sont : Robag Whrume, Apollonia, Jeremy Underground, Cabanne, et Steffi que je découvrais.

Weather festival 2015
© Damien Quinchard

Le camion Bazar était encore de la partie, avec leur petite touche de folie. Dans le même esprit, une deuxième scène bonus est apparrue cette année : l’OFNI. Bon délire !

Pour finir, deux points à améliorer. Le temps d’attente aux stands de tokens et à l’espace restauration (dommage qu’il n’y ait pas eu la caravane de food trucks comme au Weather Winter). L’offre d’alcool au bar : bière ou vin, en grande amie de la vodka j’ai versé une larme.

© Damien Quinchard
© Damien Quinchard

On remercie les organisateurs pour tout le travail qu’ils ont accompli, le résultat est là : un festival techno de taille qu’on est content d’avoir à Paris.

Rendez-vous en septembre pour le Weather summer !

Notre vidéo du Weather festival 2015

Nos photos du Weather festival 2015

Merci à Damien Quinchard et Arthuro Peduzzi pour leur travail !