À peine remise du Weather Festival, la tornade électronique la plus attendue du mois de juin dans la capitale, l’équipe Surpr!ze (qui porte bien son nom) avait audacieusement annoncé un nouvel événement pour clôturer l’été : le Weather Summer.

C’est avec une programmation savoureuse pour régaler néophytes et passionnés et un lieu aux dimensions hors-normes pour du Paris intramuros que le travail de cette équipe, qui réveille le public français à grands coups de kick, se fait particulièrement ressentir. Quelle ne fût pas notre joie de recevoir sur nos boîtes mail le petit pass magique « Weather Summer – 12 septembre – Paris Event Center » aux allures Digitickées d’un ticket de Charlie et la Chocolaterie

Il est 3 heures du matin. Steve, un des braves chroniqueurs de SweetLife au torse nu et à la virilité apparente, retrouve un sac à dos sur le sol humide du Warehouse 1.

Tandis que la soirée bat son plein et que la vapeur se dégageant d’un public moite se condense et tombe goutte par goutte, le majestueux Paul Ritch délaisse ses machines au profit de Dave Clarke, surnommé avec mérite « Le Baron de la Techno » par le journaliste britannique John Peel.

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Dans la salle d’à côté, le Warehouse 2, c’est l’américain Levon Vincent qui envoûte les silhouettes au rythme d’une techno saccadée et toujours surprenante.

À l’extérieur, le Camion Bazar réchauffe avec amour et paillettes les cœurs de ses adeptes et recharge en sérotonine les quelques sourires perdus de ceux qui errent devant.

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Revenons en à ce sac, gisant entre mégots et traces de sneakers mouillées. Bravant le danger et le plan vigipirate, Steven l’emporte sur son dos au profit de son propriétaire, et une question se pose… Comment en est-il arrivé là ?

À l’intérieur, le kit de survie de base du fêtard. Un tire-bouchon – indispensable pour tout apéro en bonne et due forme -, une montre – même si la notion de temps se doit de disparaître lors de ces nuits sauvages -, deux briquets – car on le sait, un seul ne tiendra pas long feu -, des clés de voiture – on applaudit le courage -, un bonnet et un sweatshirt pour se parer face au froid de Septembre, et des papiers d’identité, histoire de ne pas oublier qui l’on est en cas de déchéance extrême.

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Pourtant, la journée avait débuté calmement. La scène extérieure, seul refuge musical lorsque la pluie battait le macadam, abritait une belle brochette d’artistes se relayant tour à tour pour jouer une déclaration d’amour à la house music.

On retiendra notamment Dungeon Meat, ce duo emblématique du « we give a french touch to the house » composé de Tristan da Cunha et de son acolyte Brawther, ou encore Detroit Swindle, bande son parfaite pour swinguer en toute impunité. Avec un Barac à la microhouse frêle mais efficace pour clôturer, nous étions loin de nous douter qu’une telle dose de violence serait déchargée…

Qu’avons nous fait, pauvres pêcheurs pour mériter autant de parpaings dans nos faces ?

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(et une pépite passée par ItaloJohnson, une)

En retrouvant le propriétaire sac à dos, il nous explique le déroulement de la soirée. Trop absorbé par la musique, le protagoniste dépose naïvement l’objet à ses pieds et l’oublie pour aller gambader au rythme d’un beat aux limites du satanique. Difficile de trouver d’autres mots pour décrire les sets d’UVB (notre petite fierté nationale signée chez MORD), Tommy Four Seven ou encore Rebekah (tant de violence pour un bout de femme pareil).

Et puisque la musique vaut parfois mieux que des mots, savourez donc cet obus largué vers 7h30 par W.LV.S aka Electric Rescue et The Driver.

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Lorsqu’il s’agit de donner un avis global sur le déroulement de ce Weather Summer, l’homme au sac à dos évoque l’édition du Bourget et sa line-up incroyable

Pourtant, au Paris Event Center, la fièvre collective était à son climax face au live de Delano Smithune première mondiale – et à celui de Phuture, trio extraterrestre venu en paix pour apporter joie et acid (dans sa forme non-cartonnée, bien entendu).

Souvenez vous de « Midnight Hours » et frissonnez…

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Conclusion ? Give us five, Surpr!ze. Nous y sommes presque. Paris est bel et bien en train de renaître de ses cendres, boostée par ces événements hors-normes estampillés d’une petite volaille noire.

Toutefois, quelques remarques :

  1. Donner une petite tape à Carl Craig pour qu’il évite de s’endormir sur ses transitions.
  2. Penser au commun des mortels ne possédant pas de carte Gold et leur permettre de s’abreuver sans devoir vendre un organe.
  3. Apprendre au public à sourire. Parce que l’ambiance serait peut être plus bisounours-style si tout le monde arrêtait de se dévisager avec dédain. Hashtag aimez vous bordel.

Après la pluie, vient le beau Weather?

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AFTERMOVIE POV WEATHER SUMMER


PHOTOS WEATHER SUMMER