Samedi 17 octobre, aux Docks de Paris, se tenait un des plus gros événements de la rentrée parisienne: L’Eclosion. Le collectif de Marvellous Island, le fameux festival au décor idyllique (on en parle ici) a décidé de remettre le couvert en ce glacial mois d’octobre.

De la techno à foison dans un espace de 1600 m2, animé toute la nuit par un show visuel atmosphérique à couper le souffle, à savoir une projection sur 80m de long et un plafond galactique lumineux.

Côté musique, on a du la chance de passer la soirée aux côtés de Juan Atkins, l’un des trois pionniers de la Detroit Techno, Traumer, notre petite étoile française, Phil Weeks, fondateur du superbe label Robsoul Records et grand amateur de la Chicago House, et le duo roumain Livio & Roby, du label Desolat.

En ce qui concerne l’ambiance, l’aménagement d’un vaste espace extérieur et la mise en place d’un système son parfaitement adapté aux sonorités électriques et hypnotiques offertes par cette sympathique brochette de DJ ont su porter le public à l’euphorie.

 

Tous les éléments étaient donc réunis pour passer une bonne soirée. Enfin presque… on se permet tout-de-même quelques petites remarques importantes.

Tout d’abord, on a pu noter une déception générale du set de Juan Atkins. Malgré son statut de producteur de qualité et de figure emblématique de la techno, un manque de rigueur technique est malheureusement venu gâter une sélection de tracks incroyable. Dommage, on aurait aimé pouvoir assister à une performance technique digne d’un tel nom.

 

Ensuite, on ne peut passer outre la plainte habituelle du prix exacerbant des boissons, qui nous a laissé sans voix. Est-ce légal de vendre une bouteille d’eau 5 euros ? On attends un peu plus de charité et compréhension de la part de l’équipe Marvellous pour la prochaine soirée.

Enfin, il est important d’évoquer également la frustration générale ressentie à 6 heures pétante. Certes, les horaires ont été précisés dans l’event, mais on ne s’attendait à une fin si… brutale. Le brusque arrêt des jeux de lumières et du son a laissé le public sur sa faim.

Comme on est sympas, on vous fait une petite tracklist des pépites qu’on a pu entendre à cette aventure technoide clôturée par le grand Traumer. On y glisse aussi quelques classiques non négligeables, comme la fameuse « Concrete Groove » ou l’historique « Black Russian ».

PHOTOS ECLOSION