En ce mois d’octobre, le festival à ne pas manquer en Europe était sans conteste le Movement Festival de Turin.

Bien décidé à fêter Halloween comme il se doit, la veille d’un jour férié, nous nous sommes ainsi rendu dans la capitale du Piémont, sac bien accroché sur le dos afin de tester l’esprit rave italien.

Retour sur une soirée où l’on s’est bien sentie, où organisation rimait avec qualité de l’événement et ambiance chaleureuse.

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Petit frère du Movement Festival de Detroit, l’édition Turinoise fêtait cette année ses 11 ans.

11 ans qu’il attire les meilleurs DJ, 11 ans qu’il s’est ainsi fait un nom dans une Italie ou la culture underground est plus que présente et ou le public est vraiment réceptif à la musique.

Petit rappel du line-up :

14563310_10154661904487938_6439366676267700292_nArrivés sur les lieux vers 21 heures, il était impossible pour nous de rater l’exceptionnel Sven Vath pour un set de trois heures 100% vinyles comme lui seul sait s’y prendre.
Direction donc la Jagermeifter Stage. On y découvre une immense salle, aux hauts plafonds et aux longues et envahissantes poutres. Un lieu ou l’on s’y sent tout de suite confortable, voire familier.

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Le monde est déjà bien présent à cette heure-ci pour assister au set de l’artiste allemand. Il faut dire qu’il est l’un des Padré de la techno et qu’il ne déçoit que rarement.

Les jeux de lumières scintillent, un hologramme de Sven fait son apparition derrière lui. C’est donc tout naturellement que nous restons planté devant son set les yeux écarquillés.

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Pépites en pépites, Papa Sven nous fait ainsi voyager aux sonorités techno classiques à l’image de ce remix de DJ Koze pour Mano Le Tough  ou encore de cette somptueuse pépite de Tim Green jouée en tout début de set pendant que l’hologramme se met en marche petit à petit.

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Peu avant minuit nous nous décidons de changer de scène et d’aller faire un tour de site avant que le public n’arrive en masse.

Les trois autres scènes sont toutes plus grandes les unes que les autres. Direction la Detroit Stage, scène ou l’on passera clairement la majorité de notre temps au vue du formidable line-up de précurseurs.

C’est Steve Rachmad aussi connu sous son alias Sterac, l’un des investigateurs du développement de la techno en Hollande qui est aux platines jusqu’à 00h30. Entre techno sombre, profonde mais avec aussi quelques beats acid, Steve nous régale et nous rappelle à quel point il détient un talent inégalé.

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Bien heureux de voir cet artiste car trop peu vu dans notre pays respectif, nous nous mettons face à lui afin d’écouter ses bonnes pépites.

Nous décidons ensuite de rester sur cette scène, la fameuse Detroit Stage. En effet c’est Phuture qui enchaîne pour un live d’une heure trente. Orphelin de l’un des membres cultes DJ Spank Spank décédé fin septembre, DJ Pierre se produit ici avec Angel Alanis.

Les deux hommes nous présente ainsi la réédition de l’EP “We are Phuture” sorti il y a quelques semaines chez Get Physical Music et, qui contient d’ailleurs une version remixée par DJ Pierre en hommage à Spank-Spank.

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Live acidulé incroyable, nous donnant parfois même mal à la tête au vu de la violence des BPM, Phuture passera  le flambeau à l’incroyable Jeff Mills.

Le sorcier de la techno ne nous ménagera pas encore une fois, nous offrant un véritable récit de science-fiction illustrée d’une techno à 200 à l’heure, offrant au public une expérience inoubliable, jalonnée de moments exclusifs et apocalyptiques dont lui seul a le secret…

Video :  Alessio Chiolo

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Nous alternerons avec la Apollonia Room afin de mettre au calme notre cerveau et afin de suivre la performance de nos frenchies préférés du même nom.
Ayant cette année une scène dédiée “ Apollonia Room” il était évident que le trio se donnerait plus qu’a fond. 4 heures de set marathon aux sonorités fraîches, à l’allure micro-house travaillée, en passant à une techno permettant de nous dandiner. 4 heures, un long voyage, une longue méditation en introspection avec nous même. Excellent moment !

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Se situant de façon excentrée par rapport aux autres scènes, celle-ci est la plus petite du festival.
Peu ventilée, nous nous découragerons à avancer devant, préférant les courants d’air de la porte de sortie.

Video :  Alessio Chiolo

On passera rapidement faire coucou à la seule représentante féminine du line up : miss Rebekah, l’anglaise signée chez CLR, le label de Chris Liebing (rien que ça) qui nous offre ici un set puissant, survitaminé et moderne à l’idée de ce track de A.n.D ou de celui-ci de Ansome & ossian. Ca réveille !

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On repart sur la Detroit Stage afin de lui faire nos aurevoirs et afin de voir Derrick May dont on vous laisse apprécier un des passages.

Video :  Alessio Chiolo

Enfin, on finira la note sur le B2B entre Marcel Dettman et Ben Klock, littéralement explosif. La foule est totalement en délire et l’endroit est encore bien rempli malgré l’heure de fin.

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Les deux allemands en parfaite harmonie termineront leur set par l’excellent morceau de Vitalic : La Rock

Côté ambiance et lieu, on aura vraiment apprécié ce côté underground avec un public relativement jeune d’italiens dont la principale préoccupation est le son.

Concernant l’endroit, de grands hangars accolés les uns aux autres aux hauts plafonds et poutres évoquant le passé industriel de Turin ce qui nous donne ici le sentiment d’être dans un lieu réhabilité sans limites.

L’emplacement est également idéal avec un métro qui dessert à 30 secondes de l’enceinte.

Les plus :

  • Le nombre de points rechargement cashless ainsi que le nombre de bars permettant une fluidité impeccable et presque pas d’attente.
  • Le lieu  très grand, espacé, underground, et aéré.
  • La capacité du lieu bien géré nous permettant aussi bien de nous danser devant  la scène comme au fond sans se faire écraser.
  • Facilité de se rendre sur les lieux en transports en commun

Les moins :

  • Aucun ravitaillement papier toilettes.
  • Un staff peinant à parler anglais et faisant peu d’effort.

Notre note ?

Un bon 9/10 car l’organisation était professionnelle et non envahissante. Un le line-up haut niveau avec des scènes bien agencées, un système son et lumières bien réglés. On évoquera aussi un espace Chill pour se reposer, et de bons panini et pizza à des prix raisonnables. Le Movement, on a vraiment aimé, et on reviendra sans soucis.