Cette année encore, nous nous sommes rendus au Marvellous Island, le festival orienté techno et house qui se déroule sur la plage de Torcy à 40 minutes de Paris. Voici les tops et les flops de ces deux jours de fête.

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Une programmation de qualité

Cette année, la programmation penchait clairement plus vers la techno (Alan Fitzpatrick, Stephan Bodzin, Julian Jeweil, Oliver Huntemann, Michael Mayer,…) avec tout de même de bons artistes house (Maya Jane Coles, Rampue, Cézaire, FDVM, Livio & Robby,…) et quelques talents émergents (Charlotte de Witte, Amélie Lens). Cette diversité se retrouvait également dans les formes des performances : DJ sets bien sûr, mais aussi lives, B2B, vinyls only… on a pu varier les plaisirs ! Seul hic peut-être : on reste sur notre faim en terme de découvertes, quelques artistes plus underground ou moins connus auraient été bien appréciés !

 

Une scénographie à la hauteur

Les organisateurs n’ont pas négligé la décoration des scènes ni les lumières. La Digital Stage, avec son fond de scène pavé de récupérateurs d’eau illuminés était grandiose, et les performances des ingés lumières étaient à la hauteur de celles des Djs. Aussi, la Hippie Stage était simplement mais efficacement décorée, avec un thème nature qui lui donnait beaucoup de charme. L’ambiance était totalement accordée avec les artistes et les styles de musique qui y passaient, comme par exemple lors du B2B entre Hito et Hector où on avait l’impression d’être à la maison avec une bande de potes aux platines. Légère déception cependant de revoir la même Beach Stage, qu’on peut réellement apprécier qu’une fois la nuit tombée.

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Photos : Clélia Polimeni pour SweetLife

Une expérience hors du temps

Le Marvellous Island est bâti autour de l’ambiance été : plage, jeux d’extérieurs, camping… tout est fait pour vous envoyer en vacances avant l’heure. Mais quand la météo n’est pas au rendez-vous, l’expérience peut vite virer au cauchemar. Ce ne fut pas le cas au Marvellous : les organisateurs ont (quasiment) réussi à nous faire oublier la pluie qui tombait sans discontinuer. D’abord en couvrant au dernier moment les scènes, ce qui a permis de danser au sec sur deux des trois d’entre elles. Ensuite grâce au camping. Son ambiance familiale et surtout sa proximité directe avec le festival ont fait que nous avons pu passer, malgré les conditions météo catastrophiques, un weekend de vacances déconnecté de la réalité. Pouvoir se replier au sec rapidement et prendre l’apéro avec ses voisins nous a permis d’oublier la bruine.

Les détails (à corriger) qui n’en sont pas

Sur quelques points encore, le Marvellous Island doit s’améliorer pour devenir un des festivals de référence de la scène techno et house. Pour cela, l’expérience du festivalier doit être impeccable.

Les prix

Payer 10€ pour une pint de bière, ce n’est pas normal. Si encore il s’agissait de bière locales on accepterait. Mais là non. Egalement, payer 5€ pour une bouteille d’eau est inacceptable. Surtout quand un seul point d’eau est présent à l’entrée du festival et loin des deux scènes principales. Pour rappel, l’eau est un besoin vital.

La propreté du site et le confort des festivaliers

Point noir : les organisateurs n’ont visiblement pas du tout chercher à réduire l’impact environnemental du festival, et par conséquent le confort s’en est retrouvé impacté. Très peu de poubelles, pas de tri des déchets, pas de gobelets réutilisables… on se croirait 20 ans en arrière ! Pour un festival organisé sur un si beau site, c’est quand même le comble. Drôle de discours de la part des organisateurs qui profitent de l’image du site et notamment de la plage pour leur com’ mais ne mettent rien en place pour le préserver. On se demande combien de gobelets ont fini au fond du lac, combien de mégots seront retrouvés dans le sable par les vacanciers suivants, combien de ballon à l’hélium se sont perdus dans la nature… Sans forcément s’engager dans une démarche de développement durable comme celle de leurs voisins We Love Green, ou encore celle du festival DGTL, on aurait au moins souhaité avoir le minimum pour que notre fête ne soit pas celle de la planète*.

En terme de confort, on aurait également apprécié un peu plus de moyen contre la boue : une petit coup de raclette sur l’allée principale entre le jour 1 et le jour 2, un peu plus de paille aux abords des scènes… Enfin, comme l’année dernière, la condensation qui se transformait en pluie dans la Digital Stage était très désagréable. Un système de ventilation pour évacuer l’air surchargé en humidité aurait permis d’éviter ce problème pourtant connu des orgas.

En bref

Le Marvellous Island est un festival de grande qualité, notamment grâce à la selection d’artistes proposée et l’ambiance qui y règne. Cependant, il reste encore quelques points à améliorer pour en faire un des festivals incontournables des amateurs d’électronique.

 

*Pour commencer, on recommande ce guide créé par l’asso Zero Waste France pour organiser un évènement zéro déchet.