Après la fermeture de Trouw, club techno légendaire d’Amsterdam, De School ouvre ses portes en Janvier 2016 aux amateurs de musique house/techno. Plus qu’un simple club, l’ancienne école technique dispose aussi d’un restaurant, d’un café, d’une salle de sport, d’une galerie d’art et même d’un jardin pour chiller. Cet endroit dédié aux amoureux de la musique est ouvert du lundi au dimanche et jouit d’une licence 24h le week-end qui profitera aux plus vaillants d’entre vous. Ce concept permet aux visiteurs de profiter d’une expérience culturelle intensive durant tout le week-end.

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Photo : De School Amsterdam

Les verrous de l’entrée, difficiles à faire céder

La politique d’entrée est assez stricte. Pas de groupe de plus de quatre personnes ainsi que des personnes âgées de moins de 21 ans. La culture musicale et l’ouverture d’esprit étant les mots d’ordre de la maison il vous faudra vous attendre à tout et bien connaître les Dj’s au programme. Venez comme vous êtes et surtout ne soignez pas trop votre look, les chemises ne seront pas très appréciées. Évitez aussi de vous pointer en after avec une tête qui en dit long, vous risquerez de ne jamais entrer.

Ainsi, nous arrivons devant le club et deux files se présentent : une pour les détenteurs de billets et une seconde pour ceux qui n’en ont pas. Mais, billet ou pas il faudra braver l’interrogatoire du videur. Peu commode, ce dernier demande si c’est notre première fois ici et la raison de notre venue. Nous répondons oui et que le line-up nous intéresse, « lequel ? » demande-t-il, à quoi nous rétorquons «JP enfant et Aurora Halal ». Il demande également ce que l’on a entendu à propos du club et ce que l’on en pense. On dit que l’on sait que c’était une ambiance unique et décalée. Puis il explique que c’est une soirée gay, ce à quoi nous répondons que ce n’est pas un problème puisque nous sommes ouverts. Et finalement il nous laisse passer.

 

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Photo : De School Amsterdam

Une ambiance bien particulière

Une fois la porte franchie il nous faudra respecter les règles imposées. « No photo » indique froidement un premier mec à l’entrée qui collera ensuite une gommette sur la caméra de nos téléphones. Puis, après avoir été fouillés de la tête aux pieds nous pouvons enfin participer à la soirée.

A l’intérieur, il n’est pas question de bling-bling ou autres fantaisies. L’ancienne école technique n’a pas subit beaucoup de travaux. Et pour cause; les murs, le sol, les portes, à peu près tout est délabré. La décoration inexistante laisse place aux carreaux manquants, finitions bâclées et autres morceaux de béton en saillie. Mais la vétusté des lieux entre en symbiose parfaite avec l’ambiance underground du club. Surpris au premier abord mais excités nous continuons la visite. De School multiplie les recoins favorisant les rencontres, difficile de se retrouver dans cette myriade de couloirs et de portes dont nous ignorons l’accès. Enfin un large escalier nous mène au sous-sol où l’effervescence musicale se déroule.

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Photo : De School Amsterdam

Ancien garage à vélo cet endroit mystique et sombre nous porte d’emblée dans l’ambiance. Flash rapides et canon à CO2 épais se chargent de nous plonger dans une permanente brume de fumée rendant la vue difficile. Tout est fait pour que le public s’abandonne au voyage musical, oubliant le regard des autres. D’ailleurs, tout le monde s’en fout que votre voisin danse à moitié dénudé au rythme d’un bpm endiablé. Ici, rien n’est choquant (ou presque), chacun passe sa soirée comme il l’entend et personne ne viendra vous le reprocher. Le line-up des soirées est souvent très pointu favorisant souvent les Dj’s locaux mais le son y est toujours de qualité, une des priorités de la maison.  Ambiance trash et décalée, le club incite à l’affirmation de soi-même, mais attention ce concept unique pourrait en choquer plus d’un.