Le vendredi 7 juillet aux alentours de 9h du matin, nous nous rendions à la gare de Lyon afin de prendre notre TGV direct en direction de Turin pour le Kappa Futur Festival.

C’était donc parti pour 7h de train en direction de la cité royale, j’ai nommée Turin !

Arrivée en fin d’après midi, nous pouvons ainsi profiter du folklore italien, de son spritz, de sa pizza au feu de bois et bien sûr de ses fameuses glaces à l’italienne ! Un régal à petits prix.

On se couche tôt afin d’être en forme pour le gros weekend qui nous attends.

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Le samedi 8 juillet, sous un soleil de plomb, nous nous mettons donc en route pour le festival. Après avoir tourné en rond à plusieurs reprises dans la ville à cause d’un GPS capricieux nous finissons par arriver au festival aux alentours de 14h.

Stupeurs et tremblements, au loin nous voyons une queue interminable devant l’entrée. Heureusement notre pass presse nous fait passer avant tout le monde..

Nous passons donc un premier contrôle de sécurité qui regarde rapidement les sacs puis nous arrivons sur un pont qui nous conduit vers le festival.
Ici, contrôle des billets, puis une seconde fouille plus poussée avant d’arriver au festival.

Nous n’avons attendu que quelques minutes au final, mais certains de nos amis présents et arrivés à 12h auront fait la queue 2h avant de se retrouver dans le festival après 14h. Lamentable gestion des flux, depuis midi.

Nous arrivons donc dans l’enceinte du festival et découvrons le Parco Dora. On se dépêche de courir vers la main stage que l’on a trop vu en vidéo…Place au réel.  L’énorme structure métallique forte d’environ 150m de long pour 20m de hauteur, nous fait tourner la tête. Le lieu est incroyable, comme sur les photos.

C’est Carl Cox qui lance le bal. A coup de gros kick, l’anglais revisite tous les styles, de la tech house à la techno en passant par l’acid, il nous met en condition. La foule est en délire et son célèbre Oh Yes Oh Yes nous pousse à lever les bras et à crier.

 

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C’est ensuite Fatboy Slim qui prends le relais. On est bien loin du Fatboy Slim qui produisait des bombes tel que Right Here, Right Now ou encore Eat Sleep Rave Repeat.

Nous avons ici littéralement l’impression d’assister à un show Fun Radio sur la  plage dans le sud de la France en plein mois d’août. C’est commercial, ennuyeux, nous décidons de bouger sur la seconde scène non loin de la.

On arrive sur la seconde scène ou The Black Madonna se produit. Et il faut dire que cette dernière était très attendue puisqu’en deux ans elle s’est taillée une réputation de killeuse des dancefloors.

C’est disco, groovy, on ne sait pas trop quoi penser du set, ce n’est pas du tout notre style de musique. Certains dans notre entourage diront que c’est un peu décousu.

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Un peu désorientés, on se décide à aller se poser quelques minutes au frais sous un arbre avec une bière et un encas. Les batteries rechargées, on se redirige sur la Main stage ou le boss du label Hot Creations Jamie Jones nous remotive.  Réputé comme le leader du nouveau son house, l’artiste nous propose une tech house dynamique frôlant la limite de la techno. On en profitera ici pour discuter avec les italiens autour de nous, ils sont sympa, généreux, et l’ambiance est bonne.

S’en suivront sur cette scène Ilario Alicante, Nina Kraviz et Sasha en B2B avec John Digweed. Les trois meilleures prestations de notre premier jour selon nous!

La jolie russe fut à notre goût très en forme, acid track en tous genre, elle nous martèle à coup de techno agressive en nous proposant même son tout dernier titre Pochuvstvui sorti quelques jours auparavant sur son label Trip.

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Son live est disponible ici en intégralité.

Le duo Sasha et John Digweed particulièrement reconnu dans les années 90 nous faisait également l’honneur d’être sur le line up. Proposant un set très beyond chargé de mélodies trance progressive, les compères nous propulse ici dans leur univers spatiale. Parfait pour finir cette journée.

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Il est minuit, l’heure pour nous de rentrer à notre air bnb. Cette nuit la, les organisateurs avaient prévu deux after, l’un avec John Digweed (Seth Troxler fera même le warp up surprise), l’autre avec Ilario Alicante.

Nous on se la joue petits bras et on rentre dormir, demain est un autre jour !

Le jour 2 se poursuit, arrivés aux mêmes heures que la veille, la queue est ici fluide. OUF.

Marcel Dettman ouvre le bal. Son set est adapté à ce début de journée, ni trop bourrin, ni trop mou.
Place ensuite à 3h de set de Sven Vath. Set convainquant, mais relativement très ressemblant à son set au Movement Festival en octobre 2016.

On aura bien rit ici en tous cas avec la présence du frère de Sven, Holger plus en forme que jamais et venu faire le show pendant le dj set de son frère trois heures durant sur la scène. (Le protagoniste s’est même changé trois fois en trois heures)

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 Maceo Plex prendra la suite. Habitué des multiples break interminables, l’artiste nous déçoit une fois encore ici avec un set relativement plat, sans surprise aux classiques bien trop entendu (Conjure Balearia, Conjure Dreams)

On décide de partir sur l’autre scène afin d’assister au live de Ame, c’est mélodique et émotionnel. Parfait avant que  le cofondateur du label Innervisions, Dixon arrive. Set très trippy et progressif, il arrive à nous fair oublier notre déconvenue sur le set d’avant.

Paul Kalkbrenner finit son set Back to the Future sur la main stage, ça a  l’air de bien envoyé mais malheureusement on n’assiste qu’au dernières minutes.

Il est 21h30 et les italiens commencent à avoir l’alcool mauvais. Agressivité et impolitesse sont au programme. Leur Capriati (l’équivalent de notre lolo national ? lol ou de l’envoyé de dieu sur terre, au choix) prends ses marques. Ca pousse, ça hurle… très peu pour nous. On décide de finir notre journée sur Mano Le Tough sur la scène deux.

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On passera notre temps ici à discuter sans réellement écouter la musique, on parle de notre festival, de l’organisation, on se fait des câlins et des bisous. Encore un beau weekend qui se termine. 00h. Le son s’arrête, les déchets jonchent le sol. Il est temps de rentrer. Nostalgie, le Kappa c’est finit, merci c’était bien sympa.

Ce que l’on a aimé :

  • le lieu hyper industriel, immense et underground
  • la générosité et la sympathie de certains italiens
  • La bouteille d’eau que l’on nous a offert à l’entrée en montrant notre billet les deux jours d’affilé
  • Bonne gestion des flux au bar, au cashless et aux toilettes. On a rarement attendu plus de 5 minutes.
  • les rafraîchisseurs d’eau

Ce que l’on a moins aimé :

  • La mauvaise gestion des flux à l’entrée le premier jour
  • Deux points d’eau (on entends par la 2 robinets)
  • Les baisses de sons intempestives remarquées notamment pour les sets de John Digweed et Sasha et Mano le Tough (les deux derniers sets)
  • Des prix un peu chers (5 euros le demi de bière)
  • Entendre jusqu’a 4  fois certaines tracks jouées différents DJ’s.

Avec un lieu incroyable, il est évident que le Kappa Futur Festival est un festival à fort potentiel. On y mettra la note de 7/10 car certains points de l’organisation sont à revoir et à développer. En ce qui concerne le public italien, nous avons découvert des gens très festifs et souriants mais également d’autres très agressifs et hautains. Avec un line up 100% guests, le Kappa fait parti de ces gros festivals « mainstream » et si vous êtes un chineur, et que vous cherchez à découvrir des pépites et des petits artistes émergents, ce n’est pas la qu’il faut aller. Il est cependant dans le top 10 des festivals à faire au moins une fois dans sa vie.