Le 15 juillet dernier se déroulait la 3 ème édition du Green Fest, festival de musique actuelle engagé dans une démarche écoresponsable. Nous avons fait le déplacement à Sorgues à 10 km d’Avignon pour découvrir le festival, son lineup attractif et son cadre qui sent bon l’été. Retour sur cette journée.

Un lineup sans faute

Avec ses 2 000 visiteurs, le Green Fest n’est pas un de ces mastodontes de l’été qui attirent les foules par dizaines de milliers et ramènent tous les plus grands DJs du moment. Pourtant la qualité de sa programmation est sans faute. Parfaitement équilibrée entre DJs français et têtes d’affiches internationales, entre DJ sets et lives. Nous avons rarement apprécié une si grande part de la programmation d’un festival. Côté français, on retient notamment la perf du DJ montant Romulus et sa techno dansante et enivrante, ainsi que le live impressionant du duo local Axiom et Korova alliant synthétiseur, boîte à rythme et contrôleur.  Du côté des plus grands noms, les hollandais Secret Cinema et Egbert nous ont régalé avec leur live et leur bonne humeur : « on ne s’attendait pas à une telle ambiance en venant ici, on a été agréablement surpris, le public était vraiment génial ».  Leur attitude sur scène donnait le sourire, ils se sentaient chez eux au point de manger pendant leur set : « si on ne sourit pas, personne ne sourit, c’est nous qui donnons le ton ! ».

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Mention spéciale également à Enrico Sangiuliano pour son excellent set évolutif et varié mêlant beats durs, sonorités planantes et rythme breaké : un aperçu ici avec notre Facebook Live.

Mais la star de la journée est sans conteste Klaudia Gawlas qui ferma le festival de minuit à 2h avec une techno extrêmement qualitative et sans concession. La bombe de HOSH qu’elle a balancé nous trotte encore dans la tête :

Pour ne pas rester sur sa faim une fois que 2h a sonné, un after était prévu jusqu’à 7h pour seulement 7€. Gros point noir cependant : il avait lieu à 15 km de là, sans qu’aucune navette ne soit prévue.

Un lieu vert

L’autre point fort du Green Fest est sa localisation : situé à 10km d’Avignon, la situation est idéale. On peut en profiter pour passer le reste du week-end dans le sud pour se dorer au soleil… et en ce qui nous concerne on ne s’en est pas privé ! De plus, le site du festival est vert, on est sous les arbres sous le chant des cigales, l’après-midi est donc très agréable malgré la chaleur. Et pour profiter de l’ombre entre deux sets, quelques jeux sont disposés en accès libre : slackline, jeu de cirque… de quoi s’amuser et rencontrer des gens ! On a tout autant apprécié la démarche éco-responsable mise en place sur le site : gobelets consignés bien sûr, mais également toilettes sèches, bière locale (6,3€ la pinte), stand de prévention avec bouchons gratuits et prêt de casque réducteur de bruit pour enfants, etc. En deux mots : on s’y sent bien !

Des scènes bien équipées

Enfin, les organisateurs ont gâté le public avec un système son de haute qualité : façade Funktion One pour la Green Stage (celle qui accueilli les plus grands noms), alors que la Underground Stage avait droit à du Electro Voice. Seul bémol : la plus grande des deux avait tendance à écraser l’autre, il fallait se positionner stratégiquement pour ne pas être gêné par les grosses basses voisines. En ce qui concerne les lumières sur scène, la Green Stage faisait plaisir à voir une fois la nuit tombée (cf live Facebook) et le mapping de la Underground était simple mais très efficace.

 

Pour résumer, le Green Fest est un festival de petite taille mais très qualitatif, que ce soit en terme de programmation, de la qualité des scènes ou encore de l’expérience festivalier. Si vous êtes dans le coin le 14 juillet 2018, nous vous recommandons grandement d’y aller faire un tour. Sinon, cela vaudrait même le coup de prendre un weekend en Provence.