Super Flu, duo allemand connu pour ses morceaux tech-house aux pointes groovy, a sorti son nouvel album « Musik 3 » il y a deux mois. Felix Thielemann et Mathias Schwarz sont de véritables musiciens, utilisant à la fois machines et instruments pour produire leur morceaux et ayant même réalisé la performance de se produire avec un orchestre entier (voir vidéo ci-après). Rencontre avec ces deux compères qui maîtrisent sans doute le type de musique électronique suscitant le plus de curiosité.

Votre nouvel album est très varié, avec des morceaux tech-house, des morceaux d’ambient avec des vocaux rêveurs ou bien plus groovy… Mais dans toute cette diversité on reconnait vote style bien particulier, comment le décririez-vous ? 

Certaines personnes disent que c’est un mix entre du death metal, du hip-hop chrétien, de la bio house et de l’eco techno. Personnellement on ne peut pas vraiment dire.

Vous avez refait une collaboration avec Andhim, mais cette fois avec un morceau d’ambient qui porte bien son nom « Interlude ». Qu’elle est l’histoire derrière ce morceau ? Vous pensiez que l’album avait besoin de ralentir à ce moment là ? 

On connaît le format de l’interlude via des vieux morceaux hip hop. Ce qui nous parle, c’est l’idée d’avoir une pause de temps en temps pour en quelque sorte rembobiner et retraiter ce que tu viens d’écouter comme préparation à ce qui arrive ensuite. Cette fois on a enregistré des boucles avec un vieux piano et un Looper de guitare 4 voies et on les a envoyé à des artistes pour qu’ils puissent écrire leur propre histoire avec. Avec Andhim et Hauscka ça a vraiment bien marché.

 Vous avez joué votre nouvel album en live dans le Théâtre National de Manheim en mai. Ca doit être spécial pour des Djs de jouer dans un théâtre, comment ça s’est passé ? 

On a aussi joué un concert avec le Philharmonique de Dortmund. C’est quelque chose de très spécial à chaque fois, mais ça n’a pas grand chose à voir avec un concert de DJ. Cela dit on essaie toujours de construire une structure montante sans gros break, de le composer comme un DJ set et d’emmener les auditeurs dans un voyage. Le truc bizarre quand même c’est que tout le monde est assis, donc on a aucun retour de la foule en terme de mains levées ou de cris, on joue juste un concert.

Ce n’est pas la première que vous faites ça. D’où vient cet intérêt pour la musique symphonique ? 

Féliks a chanté dans une chorale pendant 12 ans durant son enfance, et c’est aussi là où il a eu ses bases d’éducation musicale. C’est un grand coup et c’est très intéressant de mélanger ces deux mondes 15 ans plus tard.

Vous vous produisez surtout en DJ set. Est-ce votre choix ou celui de ceux qui vous book ? 

On joue exclusivement en DJ set en combinaison de guitare pour faire des effets en live, c’est le plus fun pour nous. Bien sûr, on a aussi essayé une configuration live pour quelques performances, mais ce n’est pas vraiment satisfaisant pour nous et pour notre vision d’un vrai live. Pour cela, on aurait besoin de se mettre à plusieurs, d’un groupe constitué de 5 personnes.

Quel est votre set up de studio ? 

On a beaucoup de hardware comme des synthétiseurs et des boîtes à rythmes, mais aussi un grand piano et quelques petits jouets. Dans nos sessions d’enregistrements, on les utilise pour avoir des idées, puis ensuite on les rassemble pour composer en studio audionumérique (« DAW »).

Vous venez de sortir un nouveau clip de votre album où on voit une vieille dame aller à la gym. Quel est le message derrière ça ? (Le clip a disparu d’internet depuis, sans doute pour des raisons de copyright, NDLR).

N’attendez pas la retraite, faites ce que vous aimez.

Quelque chose d’autre à nous partager ? 

De l’amour.

 

Retrouvez leur nouveau album « Musik 3 » sur Spotify, Deezer ou iTunes.

Ils seront en Belgique pour le Cirque Magique Festival ce vendredi 4 août.