Jeune collectif parisien spécialisé dans l’organisation d’événements créée en 2017, MPSA essaye de faire son nid parmis les soirées techno/house parisiennes et angevines.

Le collectif essaye de se démarquer de part sa proximité avec les gens et la diversité des line up proposés. On a échangé avec Sam et Lorraine, les deux créatrices du collectif. Interview 🙂 

Sweetlife : Sam, Lorraine vous êtes les deux créatrices de MPSA, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous.

LorraineLorraine : j’ai 21 ans aujourd’hui et je fais mes études au conservatoire. Je suis un cursus classique depuis mes 6 ans. Vers l’âge de 11 ans je me suis vite mise à m’intéresser à la musique électronique quand ma mère m’a acheté mon premier album des Daft Punk, c’était Alive 2007. Depuis, je ne fais que fouiller partout afin de trouver de nouveaux sons, mes influences actuelles étant techno/house.

samSam : J’ai 21 ans aussi et je me suis essayée à la guitare quand j’étais plus jeune très
brièvement avant de me rendre compte que ce qui me plaisait vraiment c’était pas d’en créer ou d’en jouer mais de donner une chance aux jeunes talents. Je suis depuis très jeune passionnée par la musique, de part mon éducation musicale très diversifiée grâce à mon père mais aussi à mon frère qui est DJ et musicien (d’ou mon intérêt pour la musique électronique).


Sweetlife : Comment vous-vous êtes connues et comment MPSA est né ? 

On a toujours voulu faire partie d’un collectif, donner de notre temps libre pour faire des projets artistiques et musicaux, quand l’occasion s’est présentée on a tout de suite foncé dans l’organisation de nos premiers évènements! On s’est rencontré via un ami en commun et ça a tout de suite été une évidence pour nous, on devait mener ce projet à deux.

Sweetlife : Comment vous définiriez MPSA ?
MPSA, c’est avant tout le « collectif des potes », on veut installer une bonne ambiance à toutes nos soirées et ça marche, on a de bons retours la-dessus. Essayer au maximum de prouver aux gens que ce n’est pas un monde de snobes comme on peut le ressentir parfois dans le milieu de la musique.

Sweetlife : D’ailleurs, pourquoi ce nom ?
MPSA pour Make Paris Sounds Again, ça ne se traduit pas bien en français mais pour ceux qui l’ont remarqué c’est un détournement du slogan « make america great again » de Donald Trump, on trouvait ça marrant de parodier cette phrase. Ensuite, on trouvait qu’il résumait assez bien notre état d’esprit de prouver que cet univers est très riche et que toutes les sonorités de la musique électroniques sont les bienvenues dans nos soirées.

Sweetlife : Le collectif est tout jeune, créé cette année, en 2017, quel est le bilan de ces premiers mois?
Oui, tout jeune collectif de cette année, on essaye d’avoir au moins une date par mois. On a commencé au Panic, lieu stratégique car assez côté sur la capitale, puis après on a fait le 45 tours et maintenant nous sommes des habituées du Batofar, lieu que nous apprécions beaucoup pour faire nos afterworks. Nous avons aussi fait deux soirées clubs à la Péniche à Angers qui ont été des succès. On essaye de tenir nos objectifs d’une soirée par mois, pour garder un rythme.

Sweetlife: Parlez nous d’Angers, on connaît pas trop, il se passe des choses là bas du coup 🙂

Lorraine : Angers est la ville ou j’ai grandi et aussi celle qui m’a entrainé dans toutes les soirées techno/house, notamment celles de Solide Records, le label angevin. Il y a de nombreux lieux à exploiter et avec Sam, on a envie de creuser un peu…
Sam : j’ai connu Angers grâce à Lorraine avec la soirée organisée par Solide Records à laquelle on était partenaire. J’ai absolument adoré cette ville qui est très étudiante et qui a un bon potentiel à exploiter!

Sweetlife : Quels sont vos projets à moyen terme et à long terme avec MPSA ?
On aimerait monter de plus gros projets clubs sur la capitale, on a des pistes mais on prend notre temps afin de bien réaliser nos projets. On prépare tranquillement avec un autre collectif parisien une date importante pour nous à Angers, on n’en dira pas plus (chut…)

Sweetlife : Niveau musical, comment faites vous votre programmation, comment vous choisissez les artistes qui mixeront à vos soirées ainsi que vos résidents ?
Niveau prog en afterwork, on essaye de mettre des artistes assez similaires ensemble afin qu’ils parlent entre eux et qu’ils tissent des liens. En club, on va vers une prog plus diversifiée pour plaire à un maximum de gens, et ça marche! Pour les résidents, on essaye pareil de diversifier au maximum notre équipe pour pouvoir être polyvalente.

Sweetlife : D’ailleurs pouvez-vous nous parler un peu de vos résidents, qui sont-ils ?
Pour l’instant on est plein recrutement de nos dis résidents, on parlera de l’équipe quand elle sera vraiment au complet !

Sweetlife : Quels sont vos clubs préférés à Paris ?
Lorraine : pour ma part, j’ai eu un réel coup de coeur pour la Machine du moulin rouge. J’ai participé aux dada temple dans la chaufferie et c’est de loin les meilleures soirées que j’ai pu passer sur Paris. J’étais aussi allée à une classic as fuck dans la cale du Batofar et j’avais vraiment apprécié, ce club étant vraiment pointu sur sa programmation.

Sam : quand j’ai commencé à sortir dès mes 18 ans j’allais beaucoup au social club, c’était un petit club familial très sympa, puis j’ai aimé la cale du Batofar et le YOYO surtout pour la soirée disco mémorable qu’on a passé avec Lorraine.

Sweetlife : MPSA a aussi créé un partenariat textile avec le label techno house “Solide Records” pour leur soirée du 9 décembre 2016 à Angers, en compagnie de FJAAK et De Sluwe Vos. C’est un projet qui vous a plu ? Quelque chose que vous souhaitez renouveler à terme ?
Ce partenariat était vraiment cool, même si les gars avaient du mal avec le rose de notre ancienne charte graphique! Nous avons vachement appris auprès de ce collectif bien implanté qui nous a vraiment épaulé et nous a donné beaucoup de conseils. Si c’est à refaire, ce serait avec plaisir!

Sweetlife : Quand je regarde les soirées que vous avez organisez : Batofar, 45 Tours, Panic Room, des lieux phares à Paris…Quelle est la meilleure soirée que vous ayez pu organiser jusqu’à présent ?
Lorraine : sur Paris pour moi ça reste la soirée au Panic Room, car c’était notre première soirée, le stress de la première n’est-ce pas, qui, finalement s’est vraiment super bien passée avec les djs et le public.
Sam : J’vais pas être très originale, mais ça a été le Panic Room aussi, grosse grosse pression qui a fini en succès, c’était un plaisir de partager notre travail/passion avec nos amis et inconnus

 

Sweetlife : Les filles, le mot de la fin ?
Girl just wanna have fun

Page FB du collectif

Prochain event ici au Batofar le 19/10