Les guichets affichaient complet pour « Electrika »,  la première soirée 100% électronique de la toute nouvelle Bordeaux Métropole Arena. Nous faisions parti des 5000 personnes qui se sont déplacées pour voir Petit Biscuit, Feder mais surtout le live très attendu de Vitalic. Reportage.

 

 Un accès rapide, mais quelques hics pratiques

Pour se rendre sur cette partie quasi déserte de la rive droite, nous avons opté pour les navettes spécialement affrétées. Pour cette soirée électronique, elles circulaient pendant toute la durée du concert et non uniquement avant et après comme c’est le cas pour les autres évènements. Merci  au passage à TBM de s’être adapté à la programmation, permettant ainsi de venir juste avant l’artiste de notre choix. D’ailleurs, ces navettes furent la première bonne surprise de la soirée : les bus s’enchaînaient les uns après les autres ce qui réduisait le temps d’attente à seulement quelques minutes, à l’aller mais aussi au retour au moment du rush.

Arrivés sur place, nous apercevons de près le « galet posé au bord de la Garonne » comme l’a pensé son architecte Reny Ricciotti, qui a également dessiner les ouvertures en façade pour les faire ressembler à un equalizer géant.

Première mise en lumière de la façade - BMA
Photo de la première mise en lumière – BMA

Nous entrons dans le hall d’entrée rapidement. Situé avant les portes d’accès à la salle, il rassemble les bars, restaurants rapides et toilettes. Premier gros point noir ressenti dès notre arrivée : l’absence de vestiaire. Les milliers de personnes présentes ont du garder leur manteau sur eux… pas pratique pour danser ou ne serait-se que se sentir bien dans une foule de 5000 personnes ! On assista alors à un spectacle triste mais amusant : des milliers de manteaux étaient perchés le long des barrières, seule solution pour profiter du concert sans tomber de chaleur.

Second point négatif : l’absence totale de chaise ou banc pour se poser entre deux actes. Rien n’était prévu pour les spectateurs en fosse qui ont dû rester debout pendant plus de 4h… ou se résigner à s’asseoir sur le sol.

 

La halle d'entrée dépourvue du moindre banc
La halle d’entrée dépourvue du moindre banc

 

Un show à la hauteur de la salle

Certains ont pu être surpris à l’annonce du nombre de spectateurs présents (5000) alors que l’Arena peut en accueillir jusqu’a 11300 et que la soirée affichait bel et bien complet. La jauge, capacité d’accueil d’un lieu, dépend de la configuration de celui-ci. Pour Electrika, la salle était coupée au niveau des gradins : seul la première rangée était accessible, les autres blocs se situaient derrière un rideau qui servait aussi bien à cacher le vide qu’à faire office d’écran acoustique. L’illusion d’une salle pleine était presque parfaite : seule les extrémités de la fosse étaient vide.

Capture d'écran - BMA youtu.be/0PiEofg7exg
Capture d’écran – BMA (youtu.be/0PiEofg7exg)

 

Les bordelais attendaient cette salle de spectacle depuis des décennies. La barre était placée haute. Et nous n’avons pas été déçu. D’abord par l’acoustique : nous avons (re)découvert la musique électronique sous une nouvelle forme. Bien loin des hangars, caves, bateaux et autres lieux qui collent à la peau de la culture électronique, l’Arena n’a certes pas le cachet des ces lieux atypiques mais propose une qualité de son incomparable. Dès le premier coup sur le pad de Petit Biscuit jusqu’au dernier kick de l’énorme live de Vitalic, chaque basse nous transcendait et ce peu importe l’endroit et nous étions.

Le light show était tout aussi prenant, grâce notamment aux ponts en ‘V’ surplombant la foule qui portaient plusieurs dizaines de Lyres Beam (spots qui diffusent des faisceaux de lumière en tube). La cerise sur le gâteau fît servie pendant le closing de Vitalic où les lumières et la structure le survolant nous plongeaient en immersion complète comme le montre notre extrait vidéo. Le DJ français est venu à Bordeaux avec toutes ses machines pour nous présenter son live « ODC » qu’il avait notamment joué au Zénith en décembre dernier. Pour voir et écouter ce que ça donne (le light show en moins), on vous recommande son live chez Cercle.

Entre chaque acte, un DJ perché en hauteur à l’opposé de la scène se chargeait de maintenir l’ambiance dans la salle. Bravo à Kay B. et Stephen Grandi pour leur set rapide (circonstances obligent) mais très apprécié.

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Cette première édition-test était une grande réussite qui en appellera certainement d’autres… avec on l’espère un créneau horaire plus tardif et davantage de techno !