Il y a quelques jours, nous avons rencontré Evan Hays et Lowel, DJ, producteurs et créateurs du collectif et label The Dream Factory.

Fondé en 2014 The Dream Factory regroupe des DJ/Producteurs principalement basés à Paris & Montréal. Le collectif assure l’organisation de soirées techno et house à l’ambiance à chaque fois bien particulière selon les lieux investis et la ligne artistique définie, qui se veut éclectique.

Leur but ? Proposer un contenu à la fois proche de l’identité festive propre à Paris tout en y incorporant l’atmosphère scénographique bien spécifique du collectif avec de vraies performances en temps réel s’adaptant à l’ambiance au même titre qu’un Dj s’adaptant à son public.

Ces derniers temps, vous avez ainsi peut-être assisté à l’une de leur soirée à La folie Paris, au 4 éléments ou encore à l’Officine 2.0. Jetez d’ailleurs un oeil à l’aftermovie de leur dernière soirée intitulée « Digression #1 »  ici.

Rencontre.

Sweetlife: Evan, Lowel, vous êtes les créateurs de The Dream Factory. Pouvez-vous nous raconter votre rencontre et vous presenter à nos lecteurs ?

The Dream Factory : À vrai dire on à pas vraiment de souvenirs de notre rencontre tellement nous étions jeune, ça date de la primaire voir d’avant. Dans les grandes lignes on étais ensemble à l’école, on à découvert la musique électronique aux alentours de nos 16 ans en même temps que le monde de la nuit avec ses aléas. Passionnés par le son et animés par une forte envie d’expérimentation et de partage, nous nous sommes lancés dans l’audio en auto didacte d’abord en tant que dj puis assez vite en tant que jeunes producteurs. Dès nos débuts, suite à un besoin de liberté, nous avons créés TDF, d’abord simple collectif d’artistes ayant par la suite évolué sur un projet de plus grande ampleur à l’international.

Sweetlife: The Dream Factory, c’est aussi un label. Comment vous définissez-vous artistiquement ?

The Dream Factory : En un mot : Techno !
Plus concrètement nous sommes à la fois un jeune label à l’identité artistique en développement, ouverte et pas arrêtée sur certains styles ou aspects particuliers mais qu’en même temps nous avons des influences, comme l’acid, l’expérimentale, les sons deep et sombres, électrifiants. Nous accordons également une attention particulière à la qualité du son, la psycho-acoustique dans nos productions, en allant à l’encontre de certains usages, par exemple en masterisant nos tracks un peu moins fort que la norme pour conserver plus de dynamiques.

Sweetlife: Pourquoi ce nom, d’ailleurs ?

Evan Hays : Je plaide coupable sur ce coup là;)
Depuis que je suis gosse j’avais un peu en tête ce concept de la Dream Factory avec les Creators of Dreams… Sans que ce soit rattaché à quoi que ce soit en particulier un peu comme si c’était venu de mon subconscient plus qu’autre chose. Lorsque nous avons créé le collectif, ça m’a semblé plus qu’approprié pour de la musique, faire danser et sourire les gens … les faire rêver !

Sweetlife: Comment vous démarquez-vous des autres ?

The Dream Factory : On a un superbe site web ! (rires) Plus sérieusement, le projet TDF Records n’est pas à but lucratif et nous recrutons des artistes comme membres de l’équipe en priorité par rapport à leur mentalité et le feeling qui se dégage des premières rencontres. Autrement dit notre seul but est de nous exprimer, partager et kiffer. Au delà, on garde une grande liberté artistique, on évolue petit à petit vers des projets assez différents mais tous très liés !

Concernant le label, le mixage et le mastering des tracks sont faits en étroite collaboration entre l’artiste et l’ingénieur son, qui permet de retranscrire au mieux l’intention de l’artiste tout en conservant nos standards et en conservant une grande gamme dynamique.

Sweetlife: Avez-vous des idées de collaboration avec d’autres collectifs parisiens ?

The Dream Factory : Tout le temps, depuis le début la collaboration à une place importante dans le projet. Nous mettons souvent en place des événements en co-production avec d’autre collectifs/labels parisiens, montréalais et partout dans le monde on espère !
D’ailleurs vous pourrez nous retrouver à la prochaine avec Ilivor, résident de La Quarantaine, qu’on a nous même très hâte de découvrir en live !

 Sweetlife: Quels sont vos projets à moyen terme et à long terme avec TDF ?

The Dream Factory : Avant tout faire vivre et évoluer TDF Records, rencontrer de nouveaux artistes, explorer des univers sonores. En parallèle on travaille durement depuis un moment sur deux autres projets liés à l’audio dont vous entendrez très vite parler.


Lowel, vient tout juste de sortir son nouvel EP composé de trois tracks, la quatrième release de TDF records.

« Polar Eyes » vous invite ici à explorer son univers sonore, à travers une techno mélodique, rythmée et profonde. La première track, « Empty Eyes », est un hommage à la techno de Détroit couplé aux influences brutales et rapides de la techno parisienne, avec des synthés planants mais une rythmique puissante.

La seconde track « Polarity » révèle le coté acide de Lowel, avec diverses basses qui viennent se croiser autour d’une nappe épique et d’un kick profond. Enfin, la troisième et dernière track de cet EP intitulée  « Snowflakes » est une track plus expérimentale, hypnotique, avec des sonorités acides et des évolutions rythmiques (sur)prenantes. Le tout masterisé par Evan Hays.

Sweetlife: Enfin, Lowel, tu viens de sortir ton nouvel EP « Polar Eyes », peux-tu expliquer depuis combien de temps tu bosses sur cet EP et quel a été ton set up.

J’ai eu l’idée de la première track il y a environ 2 ou 3 mois mais ai surtout passé le mois dernier à travailler dessus afin de vraiment exprimer la musique que j’aime avec une track mélodique, une plus clubbing et enfin une track plus expérimentale. Au niveau du set up, j’ai tout réalisé dans mon home studio, principalement avec Ableton et le Ableton Push, mon instrument magique ! Ensuite j’ai utilisé le Microbrute pour quelques basses, et l’Electribe 2 en boite à rythme et synthé supplémentaire, mais la plupart de mon EP a été réalisée avec Ableton et des VST. Enfin je suis passé par d’autres logiciels pour le mixage et le mastering, qui ont été réalisés par Evan Hays que je remercie pour sa patience et pour avoir finalement reussi a capturer l’énergie que je voulais dégager et la canaliser, cet EP n’aurait pas été le même sans son aide !

Pour découvrir l’EP de Lowel, c’est par ici!

Leur prochain événement : 

After Ouh La La avec La Quarantaine au Ouh La La Nuit 

 

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