Le 21 juin dernier, nous avons assisté à la Fête de la musique version Brakage X The Dream Factory sur la Place de la Commune-de-Paris.
Félicitations pour ce line-up à la fois local et international, en effet S Y L A du collectif OCTOV basé à Montréal, et AXLR notamment implanté au Canada, ont rejoint l’aventure le temps d’une soirée emblématique !
Représentant en France depuis le début des années 80, un moment clé en terme de rencontres musicales et de libération sonore, le 21 juin porte la musique au cœur de l’espace public et rassemble le peuple.
En cette journée symbolique du solstice d’été, la programmation proposée par The Dream Factory et Brakage réunissait sur la Place : ZEK, AXLR, Lowel, CKS, S Y L A, ANECHOIC, ottoman.grüw, ZEPHYMIR, Platon.
Interviewé il y a quelques mois sur Sweetlife, The Dream Factory, un collectif co-fondé par Evan Hays et Lowel, organise des soirées techno en immersion, et revient auprès de nous sur la Fête de la musique pour nous en partager leur ressenti et notamment nous faire part de leur vision du monde musical.

 

Sweetlife : Vous avez invité S Y L A du collectif OCTOV basé à Montréal, quels sont vos liens avec la scène électronique montréalaise ?

Lowel : Quand on a commencé à s’implanter à Montréal en mi-2015, on a rencontré de nombreux artistes de la scène locale dont WA5P qui est en constant échange avec la scène montréalaise, puis également le collectif Awsum Kulture.  Je suis devenu résident dans le cadre des soirées NO BORDER, WA5P y jouait aussi, on s’est bien entendus dés le départ, alors il a intégré le collectif The Dream Factory en 2016.
Puis, je suis rentré sur Paris et Evan Hays (co-fondateur du label) s’est envolé outre-Atlantique en septembre 2017 où il a rejoint WA5P.
Du coup, on a entretenu des liens avec certains artistes là-bas et on suit très souvent ce qu’il s’y passe.
D’ailleurs le 15 juillet, nous allons sortir sur The Dream Factory, l’EP d’un artiste californien établi à Montréal, et que l’on aime tout particulièrement : Jack George ! Nous l’avons signé sur notre label pour l’occasion : https://soundcloud.com/tdf-music/jack-george-untitled-ep-tdf006-preview-out-15th-july

 

Sweetlife : D’habitude vous jouez plutôt dans des clubs et des bars comme le Panic Room, les Caves LeChapelais, les 4 Elements, le Batofar, l’Officine 2.0, la Rive Gauche… pour n’en citer que quelques-uns. Le 21 juin, vous avez pris possession de la Place de la Commune le temps de la Fête de la musique, que vous a procuré le fait de diffuser votre son au cœur de l’espace public ?

C’est vraiment différent, quand on joue dans des clubs, dans des bars, c’est super cool mais c’est moins « naturel » dans le sens où ce sont des endroits créés dans cette optique. Alors qu’au sein de l’espace public, on peut se réapproprier la ville et diffuser notre musique à des gens qui ne viendraient pas l’écouter habituellement, en outre à des enfants, des familles, des personnes âgées. Il y a cette liberté dans l’espace public. La rue normalement, c’est pas un espace où on se retrouve ensemble, de ce fait diffuser du son en l’occasion de la Fête de la musique ça permet de créer du partage et de l’interaction.
Alors qu’en général, la techno est pas toujours bien vue par les pouvoirs publics, le 21 juin est le seul jour de l’année où les gens de tous les âges et horizons se réunissent dans la rue pour apprécier cette musique sans à priori !

 

Sweetlife : Vous êtes The Dream Factory en outre la Fabrique à rêves, quel est le vôtre ?

On aimerait continuer à créer et diffuser notre musique sans contraintes, et proposer des événements uniques avec une attention particulière portée à la qualité sonore.
On souhaite aussi devenir financièrement indépendants via notre future agence de post-production audiovisuelle actuellement en développement; et de cette manière continuer à partager la musique qu’on aime, à se déveloper à l’international et enfin appronfondir toujours plus aux niveaux sonore et visuel.
Notre objectif sur le long terme est de proposer une expérience immersive afin de propulser les gens dans un autre univers, qu’ils puissent l’explorer et s’en imprégner au travers de nos événements et notre musique.

The Dream Factory
Mirror by Or Luminaria – Visuel : Alexandre Leclerc

 

Sweetlife : Si demain, vous pouviez mettre en place un événement insolite dans la capitale, idéalement dans quel type de lieu se déroulerait-il ? Et, quel univers sonore & visuel souhaiteriez-vous y instaurer ?

Cet événement ne serait ni dans un club, ni dans un hangar mais un grand espace qu’on puisse sonoriser à 360° et plonger dans un univers sonore techno, un peu expérimental, un peu dark, avec un petit effet de surprise !
En ouvrant les yeux, cet espace aurait un aspect futuriste, un peu spatial et procurant une sensation d’immersion.
L’idée serait de créer une dimension où tout tourne autour de la musique et de l’expérimentation, de jouer sur le sensoriel et tenter de redéfinir des nouvelles manières de concevoir de l’image et du son… un peu dans l’esprit de l’expo numérique immersive de TeamLab !
Cette soirée aurait pour but de bâtir un monde où tous puissent perdre la notion de temps et d’espace, et où il y aurait une osmose qui connecte les gens sur la même musique au coeur d’un univers unique.

The Dream Factory - Photo : Lea Malkah
The Dream Factory – Visuel : Lea Malkah

 

Sweetlife : Des projets pour l’automne ?

Nous sommes en pleine restructuration et nous allons continuer à développer notre label, ainsi que la visibilité de nos artistes résidents : Anechoic, CKS, Evan Hays, I.Y.A.D., Justine Perry, Lowel, Moostik et WA5P. On va consacrer tout l’été à préparer la saison prochaine puis côté événementiel, on va revenir en force pour développer des projets en clubs et y booker des artistes avec lesquels on partage des affinités, notamment axer nos soirées un peu plus sur la scénographie.

 

Retour en images sur la soirée du 21 juin : Aftermovie – Fête de la musique 2K18 w/ Brakage & The Dream Factory

 

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