On vous a parlé du Norberg Festival et vous avez loupé votre chance? Voici un peu de lecture pour rattraper ce que vous avez manqué.

Reflect of Mimer in the water
Photo: Apolline Guédon (Art Bei Ton)

Situé à Norberg, un petit village au centre de la Suède, le Norberg Festival invite chaque année les nouveaux talents internationaux émergents de la scène électronique, ambiante et expérimentale.

 

 

Divisée sur quatre scènes principales, sa programmation offre aux spectateurs une multitude d’experiences auditives et visuelles. Parmi elles:

–   La scène 303 en open air avec sa musique « rave » allant de la Techno au Gabber en passant par la Bass Music ainsi que son VJing glitchy sur moniteurs d’ordinateur.

–   La scene Kraftwerk d’où le spectateur peut apercevoir entre deux coups de strobo l’artist perché à deux mètres du sol.

–   Krosswerker, l’espace installation et performance invitant le public dans les sous-sol de l’usine à participer a ses activités frénétiques et transcendantes.

–   Et pour finir, la mythique Mimer, le coeur du festival, où les auditeurs se recueillent sous 20 mètres de hauteur afin de voyagers au travers des different lives ambient d’artistes tous plus formidables les uns que les autres.

Nous avons plus particulièrement porté notre intérêt sur Mimer et allons vous expliquer pourquoi.

Mimer est une ancienne usine désaffectée où sont encore visible ses poutres de tirage, bien qu’un peu rouillées. Cet immense bâtiment de béton, offre une scénographie extraordinaire. Invitant le public à se percher sur l’un de ses trois étages. L’artiste se retrouve alors isolé sur une plateforme inférieure, ainsi entouré de cette arène de metal d’où les spectateur l’écoute religieusement.

Apres avoir emprunté les deux escaliers vertigineux en suspension au dessus du vide, on atteint la large plate-forme pendue sur laquelle le public s’allonge et ferme les yeux afin de commencer son voyage méditatif.

De cette plateforme, la vue est incroyable. Doté d’un système son impeccable en tout point, ainsi d’un show lumières très pointu, Mimer englobe le public dans son nuage de fumé,  transportant ses émotions au travers de ses différentes couleurs nuancées. L’auditeur se retrouve donc comme en apesanteur entre une experience audio-visuelle et d’une ambience onirique.

 

Photos: Apolline Guédon (Art Bei Ton)

Bien que ce phénomène d’ « Ambient Sleepers » nous était déjà connu grace à l’Atonal Festival, les autres performances musicales du Norberg, s’apparentant plus à l’univers expérimentale, nous rapproche d’une programmation similaire à celle du CTM Festival.

Néanmoins, la singularité de ce festival résidait dans ses performances, ses installations et ses VJing, qui est pour nous encore jamais vu en festival.

Krossverket accueille des performances frénétiques uniques, comme par exemple Tanzplage, une expérience de dance collective et transcendante ou les danseurs, préalablement préparés pas Lea Martini, dansent en suivant des mouvements répétitifs intenses.

En dance toujours, on notera la performance de PETER. Cette performances où le spectateur passif, doté préalablement d’un masque chirurgical afin d’ajouter du crédit à cette scène surréaliste, observe le performer s’agiter de douleur, renonçant aux règles sociale dictées par une voix robotique.

Autre bijoux de ce festival, l’installation SCAPE de Christian Reiter SeibaekCette installation sonore proposait aux festivaliers de produire du son a partir de capteur de mouvement placé sur ses avant-bras et sur différentes enceintes, placés en cercle autour du danseur.

Photos: Apolline Guédon (Art Bei Ton)

Nous ne pouvons pas non plus parler du Norberg sans parler d’art visuel. Bien plus que de simples jeux de lumières repartis sur chaque scène ainsi que l’ensemble du lieu, le festival présentait également de nombreuses performances de VJing. La plus remarquable étant surement le mapping au laser sur la Mimer.

Chaque couché de soleil voyait apparaitre des projections massives aux géométries variées sur cet immense bâtiment de béton. Ceci donnant l’impression aux festivaliers sortant de leur « ambient dream » de toujours flotter entre le reve et la réalité.

Ce decor fantasmagorique aura été d’autant plus amplifié lors de l’éclipse lunaire, imprégnant le festival d’une énergie puissante et d’une frénésie nouvelle.

On retrouva également du mapping sur la scene 303. Mappée sur 5 écrans, les VJs projetaient des images glitchées et colorées, en parfaite harmonie avec les intensessets de techno et  de gabber, propulsant ainsi le spectateur dans sorte d’orgie psychédélique.

Mimer, quand à elle déjà bien saturée en ambience lumineuse, accueillait également des projections visuelles entre les changements d’artistes.

Photos: Apolline Guédon (Art Bei Ton)

De gauche à droite :

Laser Vjing sur Mimer,
Vjing 303: Ginjenzu,
Ziùr ,
Vjing dans Mimer.
Photo: Apolline Guédon (Art Bei Ton)

Autres points positifs de ce festival:

Avec un public restraint à 500 personnes environ, il était très facile d’aborder les autres festivaliers  ainsi que les artistes afin d’échanger avec eux, parfait pour faire un peu de Networking !

Le camping du festival, situé au milieu du festival, n’était qu’a 3 minutes de n’importe quelle scène, ce qui est un gros plus pour rentrer rapidement à la tente en cas de grosse averse.

Avec les temperatures estivales de cette année, pouvant montées jusqu’à 36 degrés (même en Suède, oui!) le lac traversant la ville était une bénédiction.

Une multitude d’activités étaient également proposées par le festival, allant du Talk aux Workshops, en passant par le stand de vinyls LAMOUR.

Plusieurs scènes additionnelles pouvait également être appréciées.

 

Le lac                                                                       Panel avec PETER et Lea Martini

Photo: Apolline Guédon (Art Bei Ton)

On espère vous y voir l’année prochaine. En attendant, on vous fait une liste des meilleures performances musicales et on vous conseille d’aller ensuite jeter un oeil de plus prêt a chaque artiste – ce sont peut être les Aphex Twin de demain.

Best musical performances:

1 – HAJ300– live

2 – Caterina Barbieri– live

3 – Inga Mauer– DJ set

4 – Lyra Pramuk– live

5 – Nkisi– live

6 – Resina– live

7 – Astrid Sonne– live

8 – Ginjensu– DJ set

9 – Isabella– live

10 – Ziùr – DJ set

11 –NAKED– live

12 – Kali Malone– live

13 – Sand Circles– live

14 – Lisa Stenberg– live

 

article écrit par Apolline Guédon