Le Festival le plus attendu de la capitale Allemande vient de se finir. On vous présente ici notre rapport sur l’Atonal, afin de rattraper tout ce que vous avez loupé.    

The inside of Kraftwerk Photo: Apolline Guédon (Art Bei Ton)

Le festival a lieu dans le complexe du Kraftwerk sur la Köpernickerstrasse à Berlin, l’Atonal invite chaque année les artistes les plus pointus de la scène électronique internationale.

Visual Installation                       Ambient Sleepers                      L2 of Kraftwerk                                      Modular Room
Photos: Apolline Guédon & Lola Rossi (Art Bei Ton)

Sa programmation, divisée sur cinq scènes offre pendant cinq jours aux spectateurs une multitude d’expériences auditives, allant des lives ambient ou expérimentaux aux sets Techno et Bass transcendants.

3 floors                                 Group A                            Null                                                   Vegetal installation            3 Floors                                        Photos: Apolline Guédon – Art Bei Ton

Les différentes scènes…

Le Kraftwerk, cette cathédrale de béton habitant anciennement une centrale électrique, abrite en son sein le coeur du festival. Divisé sur trois étages, le Kraftwerk habrite la scène Null au rez-de-chaussé, des installations lumineuses au premier et enfin la sublime main stage au deuxième étage

Niché au Level 2 du Kraftwerk, la Main Stage offre près de 4000m2 de piste à son public pour s’allonger, fermer les yeux et transcender sous ses 20 mètres de plafond. C’est l’endroit idéal pour les « Ambient Sleepers », venu des quatre coins du monde pour apprécier les lives ambient les plus attendus de l’année.

Au Level 0, on retrouve la scène Null, enivrant son public aux sons des lives ambients ou sets Techno trépidants. Afin de rendre l’expérience d’autant plus intense, Null s’accompagne de VJing et light shows spécialement immersifs.

Ambient Sleepers in Kraftwerk                                                                                                               Layne on Null stage
Photos: Apolline Guédon & Lola Rossi (Art Bei Ton)

 

Photo: Frankie Casillo

Sur les autres scènes, soit le OHM, le Tresor et le Globus, la programmation était digne des meilleures Klubnacht.

Au Ohm, ce petit laboratoire sonore doté d’un bar défilait des hordes d’artistes sacrés de la House obscure  (Lena Willikens , Anastasia Kristensen…) passant par le Drum & Bass et poussant jusqu’au Gabber 

La salle mythique du Tresor accueillait comme d’habitude les artistes Techno trendy (Helena Hauff, Sigha, Courtesy…) poussants les basses et les strombo jusqu’à l’épilepsie.

Le Globus quant à lui, pourvu de son magnifique sound système VOID, emmenait le spectateur à se prélasser sur de la House et de le techno au grè des nuits (Actress, Cloudo…)

Visual installation from L1 in Kraftwerk
Photos: Apolline Guédon & Lola Rossi (Art Bei Ton)

Nous ne pourrions pas parler de l’Atonal sans énoncer ses installations visuelles et sonics, ainsi que le bijou de ce festival: la salle des machine.

Photo: Apolline Guédon – Art Bei Ton

Coté installations, elles étaient peut être moins présente que l’année précédente, mais pour autant tout aussi fascinantes et immanquables. Les multi-écrans hypnotiques du L1, aussi bien que les néons violets reflétés dans l’eau, nous ont captivé pendant bien dix bonnes minutes chacun.

Photo: Frankie Casillo

 

Photo: Cornelia Thonhauser

La salle des machines!
Situé au premier étage du Kraftwerk à droite des escaliers, une petite porte nous emmène vers l’ancienne salle des machines de la centrale. Cette petite salle fait office de passage secret ou bon nombre de festivaliers ignora son existence.

A l’occasion du festival, multiples performances analogiques de synthés modulaires réunissant des artistes tout aussi pointu les uns que les autres eurent lieu dans cet espace. On citera Daniel Miller, Robert Lippok, Lady Starlight ou encore Jessica Kert du duo ZV_K.

Cet espace chill, sans fumé proposera aux spectateurs des Fatboys bien gonflés ou les spectateurs peuvent se reposer.

C’est l’espace “Techy” du festival, où les nerds de gears analogique se retrouvent pour discuter et apprécier les sublimes performances lives sur des modulaires plus complexe les uns que les autres.


Amateurs de synthé et de rack, cette salle est votre endroit. Toute la jet 7 techy/modulaire freak berlinoise s’y retrouve, échange et discute des prochains projets importants.

Group A in Kraftwerk                                                                                                                                   Jessica Kert’s modular live
Photos: Apolline Guédon & Lola Rossi (Art Bei Ton)

La Main Stage du Kraftwerk a particulièrement attiré notre intérêt et nous allons vous expliquer pourquoi.

Le Kraftwerk est une ancienne centrale électrique où sont encore visible ses poutres de tirage. Cet immense bâtiment de béton, offre une scénographie extraordinaire, invitant le public à se percher sur l’un de ses trois étages.

Photo: Helge Mundt

L’artiste, qui s’efface devant un écran géant projetant des visuels méditatifs, laisse ainsi les spectateurs à écouter religieusement les nuances de nappe de son live ambient.

Après avoir traversé l’immense hall, croisé des têtes connues et emprunté l’escalier de béton, survolant les brins de bambou brumisé sur le côté, on atteint la large plate-forme de la main stage. Après avoir visité la salle au machine et ses sublimes live modulaire, le spectateur s’invite sur la droite de la scène a passer a travers les miroirs de lumière. Tout ca avant de se poser sur les immenses tatamis suspendu sur lesquels il s’allongera et fermera les yeux afin de commencer son voyage méditatif.

Doté d’un système son impeccable en tout point, ainsi d’un show lumières très pointu, Kraftwerk englobe le public dans son nuage de fumé,  transportant ses émotions au travers de ses différentes couleurs nuancées. L’auditeur se retrouve donc comme en apesanteur entre une expérience audio-visuelle et d’une ambiance onirique.

Dancer in Kraftwerk                      Light show              Caterina Barbieri              Kraftwerk nuances         Red dancer
Photos: Apolline Guédon & Lola Rossi (Art Bei Ton)

Du côté des performances, nous avons particulièrement apprécié celles de :

  • Pariah venu nous présenter ici son album tout récemment sorti intitulé “Here From Where We Are “, un condensé de musique ambiante dreamy à souhait, regroupant mélodies aux synthé sinueux et progressifs.
Photo: Helge Mundt
  • Neon Chambers (Kangding Ray + Sigha) venu nous présenter son live pour leur premiere mondiale. Une prestation alliant  la rencontre de sons abstraits aux breaks techno. Le tout illustré par des  visuels tiré d’Instagram sur la coupe de savon ou le découpage de nouilles.  Strange isnt it ?

Photo: Cornelia Thonhauser
  • TUTU, nous proposant un DJ set de trois heures a l’OHM entre nuances expérimentales, abstraites, acid et rythmiques déstructurées. Une belle découverte que l’on vous invite à chiner.

Photo: Cornelia Thonhauser

Son dernier podcast pour XLR8 dispo ici : https://soundcloud.com/xlr8r/xlr8r-podcast-554-tutu

  • Alessandro Adriani. Le dj, producteur, et patron de Mannequin records nous a probablement offert notre prestation préférée de cet Atonal 2018 : Un set aux rythmes industriels dark aux synthétiseurs cold wave et EBM.
Photo: Helge Mundt

 

On espère vous y voir l’année prochaine. En attendant, on vous fait une liste des meilleures performances musicales et on vous conseille d’aller ensuite jeter un oeil de plus prêt à ces artistes – histoire d’étoffer un peu toute cette culture G.

1 – Caterina Barbieri– live

2 – Alessandro Adriani – live

3 – Group A – Live

4 – The Transcendance Orchestra – live

5 – Jessica Kert – live

6 – Helena Hauff – DJ set

7 – Lady Starlight – live

8 – Zv_K – live

9 – Astrid Sonne – live

10 – Regis – DJ set

11 – Layne – live

12 – British Murder Boys – live

13 – June – live

14 – Objekt – live

Article écrit par Apolline Guédon (Art Bei Ton)  pour Sweetlife.fr