Rédigé par Cindy Voitus

Expo Electro, du 9 avril au 11 août 2019

Dans le cadre de l’EXPO ELECTRO, de Kraftwerk à Daft Punk qui se déroulera à la Philharmonie de Paris du 9 avril au 11 août 2019, Laurent Garnier et Jeff Mills sont venus à la rencontre du public en ce premier jour d’ouverture.
Cette exposition d’envergure invite à explorer l’imaginaire, les codes, les valeurs et les innovations se rapportant à la culture électronique, à travers une bande-son immersive cousue par les mains de Laurent Garnier, une scénographie hypnotique conçue par 1024 Architecture et l’expertise de Sonos en matière d’expérience sonore.
Préparée durant deux ans, de nombreux musiciens et artistes ont apporté leur pierre à l’édifice. Retrouvez des œuvres exceptionnelles, dont : une série de vidéos projetées en 3D et diffusées avec un son spatialisé mise en place par Kraftwerk, le studio imaginaire de Jean-Michel Jarre composé de synthétiseurs rares, une installation de Daft Punk inspirée par leur clip Technologic, le phonochose de Jacques ou bien le dispositif de réalité virtuelle de Molécule.
Expo Electro ouvre notamment ses portes sur les arts visuels liés au monde de la musique : la photographie (Andreas Gursky, Massimo Vitali, Bill Bernstein, Jacob Khrist, Marie Staggat, Jarod Lew…), le graphisme et la BD (Abdul Qadim Haqq, Alan Oldham).
Ce sera aussi l’occasion de découvrir la culture électronique à travers le prisme de l’artiste plasticien français Xavier Veilhan, de Peter Keene et Christian Marclay.
De Détroit, en passant par Chicago, New York et Berlin, Expo Electro symbolise une plongée au cœur d’un univers musical qui ne se résume pas aux raves et aux festivals. Au cours de ces trente dernières années, la musique électronique, portée par la révolution numérique, a trouvé sa place au cœur du paysage artistique contemporain. En concevoir une exposition ne résulte pas d’une volonté de la muséifier ni de l’enfermer dans une case, tel que le précise Jean-Yves Leloup [Commissaire de l’exposition]. La plupart des artistes ayant collaboré à l’expo sont des ravers animés par une énergie encore brulante aujourd’hui, ils continuent à créer. Expo Electro propose avant tout une nouvelle forme d’écoute collective de la musique.

Rencontre avec Laurent Garnier et Jeff Mills © Cindy Voitus
Jean-Yves Leloup (commissaire de l’exposition Electro), Laurent Garnier, Jeff Mills, Xavier Combe (interprète). De gauche à droite sur la photo © Cindy Voitus

Rencontre avec Laurent Garnier et Jeff Mills à la Philharmonie de Paris

Afin d’en apprendre davantage sur l’Expo Electro, directement à travers les voix d’artistes-contributeurs, une rencontre entre Laurent Garnier et Jeff Mills, animée par Jean-Yves Leloup, s’est déroulée le 9 avril à la Philharmonie de Paris. L’idée de cette rencontre est non pas simplement d’évoquer des anecdotes personnelles mais aussi d’échanger au sujet de la musique électronique, la techno, ses thèmes, ses valeurs, son imaginaire… et d’inviter le public à poser ses questions afin de participer librement au dialogue.
Ayant débuté leurs carrières dans les années 80, respectivement à Manchester et Détroit, Laurent Garnier et Jeff Mills, se confient ouvertement sur leurs visions de la musique électronique, leur amour de la techno, les artistes qui ont inspiré leurs carrières respectives, le métier de DJ, le public du dancefloor, l’ouverture sur le monde et d’autres lieux d’expression.

Jean-Yves Leloup – Jeff, peux-tu retracer la réflexion qui t’a amené à vouloir organiser cette rencontre avec le public ?
Jeff Mills – Je pensais que ça serait intéressant d’avoir cette discussion avec le public, afin qu’il ait la possibilité d’entendre nos pensées sur l’Expo Electro directement sans passer par les médias. Bien que nous soyons tous les deux dans ce domaine depuis longtemps, et Laurent depuis toujours (rires), nous ne sommes pas les seuls à avoir une certaine connaissance du milieu de la musique électronique, il y a d’autres gens qui en savent beaucoup et ont des points de vue différents. Cette rencontre est née du désir commun avec Laurent, non pas de vous parler mais de parler AVEC VOUS (un échange) !

Jean-Yves Leloup – On utilise le terme « electro » qui est une expression générique en français, d’ailleurs il n’y a quasiment qu’en France qu’on l’emploie de cette façon. Est-ce que ce mot vous convient ou préférez-vous le terme « techno », et que représente pour vous ce mot presque magique ?
Laurent Garnier – 
Pour moi l’electro fait partie de la techno, mais le « vrai » mot c’est : techno. Après, je pense qu’on est en France et parfois le terme « techno » a une mauvaise connotation alors pour être politiquement correct, c’était peut-être plus facile de trouver un autre nom pour cette exposition. Toutefois, l’electro est très spécifique et c’est l’une des racines de la musique techno. Mais l’Expo Electro parle de musique électronique et de techno, à première vue.

Jean-Yves Leloup – Mais, au fond, comment définiriez-vous la techno ou quels valeurs et imaginaires rangeriez-vous derrière ce mot ? Il ne s’agit pas de la caractériser d’un point de vue musicologique mais par ce qu’elle incarne selon vous.
Laurent Garnier – La techno a toujours été la modernité, un monde qui regardait devant. L’imagerie de la techno dès le début c’était d’avancer, de regarder en avant, d’aller vers le futur, d’utiliser de nouvelles machines pour faire de la musique. Elle n’a jamais été quelque chose de très rétro, old school ou quoique ce soit. Et puis, la techno incarne une réelle ouverture d’esprit puisque les racines de cette musique viennent de la musique noire, de la musique blanche, de Kraftwerk, du funk, de la funkadelic, de tellement d’univers sonores, que la techno dans le fond est une musique qui vient de partout. Après je pense que Jeff en a peut-être pas la même définition.
Jeff Mills – En effet ma définition de la techno est un peu différente. Dans le passé, on retrouve des traces d’activités techno, à défaut de musique à proprement parler. Si je prends par exemple le funk dans les années 70/début 80, avec le groupe Earth, Wind & Fire, les personnes étaient des personnages de science-fiction et se projetaient dans l’avenir. La musique était funk mais l’état d’esprit était techno, parce qu’en réalité, l’objectif de la production de cette musique consistait à transcender les choses afin que les gens puissent accéder à un nouvel espace. Peut-être l’espace au sens d’une autre galaxie par exemple.
Mais la véritable définition de la techno reste à trouver, car elle est vouée à évoluer. Par ailleurs, les fondateurs de ce genre sont bel et bien vivants, ils sont encore en train de tourner et de produire donc il serait prématuré d’établir point par point le sens du mot « techno ». Toutefois si l’on veut savoir de quoi il en retourne, je dirais qu’elle est la recherche d’un état d’esprit et d’une sorte de transcendance.

Jean-Yves Leloup – Quelle est la première musique qui a, pour vous, incarné cette forme de nouveauté et revêtu cet aspect visionnaire, ou bien quel album vous a frappé en vous montrant un futur possible de la musique et de l’esprit techno même s’il se trouve ailleurs ?
Laurent Garnier – 
Je n’ai pas eu cette fascination du futur, de l’espace et de l’inconnu, lorsque j’étais gamin.
Mais, en connaissant bien Jeff, tous les gens qui ont travaillé à ses côtés, et en ayant visité le petit musée à Détroit chez Underground Resistance, je sais que c’est quelque chose de très fort chez eux. Alors que moi, quand j’écoute de la musique c’est plus binaire : je me demande uniquement si ça me plaît ou pas ?
Je ressors peut-être toujours les mêmes morceaux quand je réponds à cette question, mais ce sont les disques comme « I feel love » de Donna Summer ou « Radioactivity » de Kraftwerk, qui m’ont fondamentalement touché ! J’étais parti dans un univers que je ne connaissais absolument pas ni ne maîtrisais. J’arrivais pas à savoir de quelle machine venait cette musique. Voilà, ce sont deux petits exemples qui m’ont profondément marqué lorsque j’étais jeune.
Jean-Yves Leloup – Et pour toi Jeff, quel serait cet album ou artiste qui t’aurait fait voyager dans d’autres espaces qu’ils soient mentaux ou cosmiques ?
Jeff Mills – S’il y a un album qui m’a marqué, c’est « Computer World » de Kraftwerk si je devais en citer un. Ce qui m’a le plus frappé c’est qu’ils utilisaient la musique pour décrire les choses, comme avec « Tour de France » par exemple dans lequel vous pouvez entendre le bruit des chaînes de vélo, la respiration. C’était la première fois que j’écoutais des êtres humains employer la musique pour imiter une expérience humaine réelle.
Mais en plus de cela, je prêtais mon oreille à plein de genres différents : fusion rock, hard rock, new wave… A Détroit, on écoutait de tout et pour en revenir à ce que disait Laurent, pour « être un peu binaire », on faisait juste le tri entre la bonne musique et celle qui ne l’était pas sans pour autant en chercher la dénomination exacte.

Jean-Yves Leloup – Je voulais te poser une question un peu plus complexe, Jeff, de quelle manière pourrait-on dire que la techno hérite de la musique noire américaine et en quoi est-elle une musique qui va au-delà des races et d’une classification spécifique ? 
Jeff Mills – Je vois un lien très fort entre la techno et la musique noire évidemment, et quand on cherche la motivation créatrice chez des musiciens de jazz, John Coltrane par exemple, on voit que l’approche était similaire (la façon de créer, de penser…) parce que la vie d’un homme noir en Amérique entre le début du jazz et les années 70-80 n’a pas véritablement changé…
Laurent Garnier – Jeff, la musique était-elle un moyen de penser à un avenir meilleur ?
Jeff Mills – L’époque est parfois si mauvaise qu’on a pas d’autre choix que de chercher un moyen de s’évader. J’ai quitté Detroit pour New York en 91, et c’était pas facile car lorsque je jouais là-bas, à la fin d’un concert je venais d’être payé, mon matos sous le bras et je devais faire attention à moi. Donc j’avais constamment ce rappel à l’ordre des difficultés de la vie. Bon, la vie n’est pas simple pour tout le monde, mais il y a beaucoup de choses que l’on peut vivre en dehors de l’expérience humaine sur terre grâce à la musique, elle constitue un fort moyen d’évasion.

Jeff Mills – Laurent, comment un DJ devient-il comme toi un « Master DJ» ?
Laurent Garnier –
  (étonné) Peux-tu définir ce que tu entends par « Master DJ » parce que je ne suis pas sûr de comprendre exactement ?
Jeff Mills – C’est quelqu’un qui maîtrise son art au point que ça en devienne de la magie.
Laurent Garnier – (surpris et ému) Wow, c’est super émouvant ! Merci ! Je sais pas.. j’ai un peu de mal à y répondre.. J’aime tellement la musique que j’ai envie de la partager avec les gens. C’est beaucoup d’observation. La base de notre métier est de regarder les gens, d’étudier les regards, de comprendre sa piste, l’endroit, l’heure et le son et de tenter avec tous ces paramètres de raconter une jolie histoire au cœur de laquelle le public va complètement s’abandonner. C’est ça le truc de la danse : on va dans un lieu et on oublie tout ce qu’il se passe autour afin d’expérimenter un moment unique dont on va se souvenir longtemps. Et nous, en tant que DJ, on essaie constamment de choper ce moment pour réussir à faire basculer la salle.
J’essaie toujours de trouver le bon disque au bon moment, mais parfois on peut se tromper. Et c’est jamais gagné d’avance, c’est super dur de ne pas se planter ! Depuis 30 ans, je cherche à choper les gens. Et si jamais il y a une mauvaise soirée, ça me pourrit une semaine.

Michel, membre du public – Vous êtes tous les deux producteurs, créateurs d’œuvres de l’esprit, et je voudrais en savoir davantage sur l’aspect d’artiste-DJ, en outre lorsque vous êtes en train de mixer et que vous utilisez vos tracks et à la fois ceux d’autres personnes, considérez-vous le fil de cette histoire comme une œuvre nouvelle à part entière que vous livrez à votre public ou s’il est difficile d’y répondre, auriez-vous des objections contre ceux qui vous direz, que finalement vous n’êtes que des artistes-DJ qui enchaînent les disques les uns après les autres ? 
Laurent Garnier – Oui, c’est ce qu’on fait, on met des disques les uns après les autres, mais après la perception sur le dancefloor est différente. Il y a des gens qui viennent juste pour danser un samedi soir et ça ne change rien à leur vie. Par contre, là je reviens de Time Warp où j’ai joué dimanche matin et je peux te dire qu’il y en a qui vont s’en rappeler pendant très longtemps. Puis, il y a peut-être des gens qui étaient à côté d’eux à ce moment là et ils n’ont rien ressenti de tel. Ça arrive ! Je prends plaisir à faire ce que je fais et j’essaie d’être le plus sincère possible par rapport à ce que j’aime. Je m’évade plus facilement avec la musique des autres qu’avec la mienne donc je joue souvent leurs tracks et je ne considère pas mes mixs comme des œuvres à part entière ou plutôt comme un truc très éphémère car pour moi un mix c’est une chose viscérale du moment. Je pense que pour Jeff c’est un peu différent.
Jeff Mills – En effet, c’est pas la même chose pour moi. Je joue uniquement les morceaux que je compose et ça rend le DJ set plus imprévisible. Ça me donne l’opportunité d’envisager le studio d’enregistrement comme un espace de création de tracks qui surprendront les gens sur le dancefloor, qui les exciteront. Je ne crée pas ma musique dans le but de la vendre mais de la jouer. L’essentiel pour moi c’est que le public se demande qui a créé cette musique et pourquoi.
La technologie a beaucoup évolué, elle est plus abordable et sophistiquée. À terme avec ce progrès, l’écart entre la composition en studio et le fait de jouer en temps réel va s’estomper.
Laurent Garnier – Pour en terminer là-dessus, par rapport à ce que tu disais Michel, je considère le travail de Jeff comme une œuvre d’art, alors que mes mixs ne le sont pas. Quand je vois Jeff travailler, il y a une vraie fibre artistique chez lui que j’admire énormément.
Jeff Mills – Je voulais compléter… Plus j’ai de confusion dans ma tête, plus la musique pique ma curiosité. Donc, quand l’industrie musicale s’est effondrée et que les gens n’achetaient plus de disques, c’est là que la musique est devenue plus intéressante pour moi, car il n’y avait plus de but économique donc je me suis mis à expérimenter davantage.

Jean-Yves Leloup – Vous mixez depuis de très nombreuses années face à des publics sur la piste de danse, est-ce que le dancefloor devient parfois une prison pour s’exprimer ? Est-ce que le développement des grands festivals et de l’industrie des loisirs, vous semble sans issue et comme une limite à votre expression ?
Laurent Garnier – 
Pourquoi utiliser le terme « prison » ? On n’est pas obligé d’accepter un gig. Toutes les soirées où je vais jouer par exemple, je sais où je vais mettre les pieds, je connais la capacité de la salle. Je ne me sens pas hors phase avec le public pour lequel je joue. Je vais reprendre l’exemple de Time Warp, j’ai choisi la plus petite salle d’une capacité de 800 personnes, car je sais qu’on va m’y donner 5 heures pour m’exprimer au lieu d’1 heure 30 dans une grande salle. C’est à nous en tant qu’artiste d’aller dans les endroits qui nous correspondent. Je ne me sens pas du tout emprisonné par le fait qu’il y ait de plus en plus de festivals. C’est normal qu’il y ait de plus en plus de choses car il y a de plus en plus d’artistes et de monde aussi.
Jeff Mills – On peut quand même avoir l’impression d’être confiné, tout ça dépend du rapport qu’on a vis-à-vis du public. Si l’on se sent obligé de faire telle ou telle chose pour plaire à l’audience et qu’on a peur de ne pas être rappelé, là ça peut devenir une prison. J’avais ce sentiment au début de ma carrière, mais au fil du temps je me suis senti plus à l’aise.
Je m’adresse maintenant aux DJs dans la salle, vous ne ferez jamais un set parfait, ce n’est pas possible, même si quelqu’un vous dit que c’était top, il y aura toujours 3 personnes qui vous diront que c’était de la daube. L’important est de se sentir à l’aise dans ce que vous faites.
Comme le mentionnait Laurent, en tant que DJ notre but est que les gens se sentent bien dans un lieu donné, à un moment précis. On écoute, achète, collectionne et travaille la musique pour que l’état d’esprit du public soit élevé.
Laurent Garnier – Et, je pense que la base c’est la sincérité tout simplement.

Membre du public – Avec l’Expo Electro, vous avez fait rentrer la techno dans un musée, vous l’avez figée. La techno ne repose donc pas uniquement sur une soirée où danser. Peut-on en parler ?
Laurent Garnier – 
Ça fait longtemps qu’on en parle avec Jeff et plein d’autres gens. On se bat pour amener ça autre part. Bien sûr qu’il y a la piste de danse, on a tous commencé par là. Quand on a essayé avec mon agent de se produire en concert à la Salle Pleyel, de faire entrer la musique électronique dans des lieux super institutionnels ou même dans des émissions de grande écoute pour partager notre amour de cette musique, on a mené de petites batailles. Et, celles-ci visent à faire comprendre aux gens d’où l’on vient et ce qu’on aime. La techno a quand même plus de 30 ans ! C’est le moment de rentrer dans un musée, de raconter cette histoire et de montrer son multiculturalisme afin d’approfondir les choses.

Jean-Yves Leloup [Commissaire de l’exposition] – Si je peux répondre très rapidement, en tant que commissaire de cette expo : exposer la musique, ce n’est pas faire une exposition sur la préhistoire ou sur l’archéologie, ce n’est pas la ranger dans des cases. Il ne s’agit pas de la « muséifier » mais de présenter un art qui se crée, se recrée et qui vit encore. Il a des racines bien évidemment. Il y a d’anciens éléments qui se retrouvent au sein de cette expo et de nombreuses œuvres très récentes.
On fait une expo qui vit et exprime la musique électronique d’une autre manière que par le club ou la rave, tout en puisant son énergie et son dynamisme dans cette esthétique et cette éthique de la fête telle qu’on l’a connue. Beaucoup d’artistes ayant participé à Expo Electro, sont d’anciens ravers et ils ont tiré de cette époque-là une énergie qui ne s’est jamais éteinte. Pour moi, il ne s’agissait pas de créer une expo sur la musique mais d’essayer d’inventer d’autres manières d’écouter de la musique ensemble.

Jeff Mills – J’aimerais commenter à ce sujet. Ce genre musical est assez récent et on peut être amené à se poser un tas de questions. Est-ce que la techno peut faire passer un message politique en employant le pouvoir de rassemblement pour s’exprimer par exemple ? Est-ce qu’on peut utiliser nos efforts de création musicale pour aider autrui ? Peut-on ensemble former le futur de cette musique ?
La musique grandit comme nous évoluons, les capacités d’expansion sont infinies et se transforment à mesure que le monde lui-même change. Il ne faut pas rester figé, il y a une nécessité de croissance.

Rencontre du 9 avril avec Laurent Garnier et Jeff Mills dans le cadre du lancement d’Expo Electro – Philharmonie de Paris © Cindy Voitus

 

Êtes-vous prêts à découvrir l’Expo Electro, de Kraftwerk à Daft Punk ?

SITE WEB

philharmoniedeparis.fr/fr/expo-electro

LIEU

Cité de la Musique – Philharmonie de Paris, 221 avenue Jean Jaurès, 75 019 Paris

DATES

Du 9 avril au 11 août 2019

HORAIRES

Du mardi au jeudi : 14 h à 20 h

Vendredi : 14 h à 22 h

Samedi et dimanche : 12 h à 20 h

Pendant les vacances scolaires (printemps et été) ouverture de 12 h à 20 h + nocturne le vendredi jusqu’à 22 h