DOUREUUUUUH !

Tel un cri de guerrier résonnant au milieu de la foule, les noctambules chantent à tue-tête le nom du festival les uns après les autres.

La 31e édition de Dour a battu son record d’affluence réunissant 251 000 festivaliers tapant du pied sous le son de 252 artistes belges et internationaux. Il a connu un pic de fréquentation le samedi 13 juillet avec 53 000 personnes venues assister à l’événement. Cette nouvelle aventure se déroulera sur cinq jours de musique, de camaraderie et de découvertes.

Parmi le public, on a croisé des Français, des Finlandais, des Espagnols, des Australiens et diverses nationalités, ainsi que des Belges dont l’un rencontré l’avant-dernier soir et se confiant nostalgiquement sur sa participation à Dour 25 années d’affilée.
Foulant les 120 hectares du site de long en large, les invités se retrouvent face aux scènes au cœur d’un champ d’éoliennes. Ce qui n’est pas sans rappeler l’ambition écologique de Dour malgré le nombre considérable de festivaliers. Cette année, la chaîne de tri a abouti à la bonne gestion de 10 tonnes de PMC et les bénévoles environnementaux étaient bien visibles tout au long de l’événement.

Dour Festival 2019 © Cindy Voitus
Dour Festival 2019 © Cindy Voitus
Mano Le Tough – Dour Festival 2019 © Cindy Voitus

Dès le premier jour, le festival Dour a envoyé du lourd avec son imposante scène techno : De Red Bull Elektropedia Balzaal. Majestueuse, sa scénographie est éblouissante et les pas des danseurs sont en harmonie avec les vibrations du sol. Amelie Lens en tant que curatrice de cette plateforme, y convie son acolyte Farrago, ainsi qu’Anetha et Adam Beyer. Le lendemain Sub Focus en B2B avec Wilkinson, enchantera la foule jusqu’à 3 heures du matin. Le samedi, le jeune D-Nasty se métamorphosera en chauffeur de salle et se montrera très joueur avec l’auditoire. L’ultime nuit douroise, Tale Of Us invitera le public dans une somptueuse escapade sonore. Les visuels projetés durant leur set ajoutent une pincée de mysticité.
Le deuxième jour du festival, en outre jeudi 11 juillet, nul autre que Laurent Garnier prendra les commandes de la scène nommée La Petite Maison Dans La Prairie. Pendant deux heures, il entrera en totale communion avec l’assistance, préalablement mise en jambe par Richie Hawtin !

Casual Gabberz – Dour Festival 2019 © Cindy Voitus

Il est temps d’aller faire un tour du côté de la Salle Polyvalente. Sous le chapiteau, le groupe Casual Gabberz a mené la foule vers un infini lâcher prise. Des festivaliers dansent sur les poteaux attenants, des hurlements de joie retentissent, des yeux qui pétillent, un tee-shirt qui se soulève laissant entrevoir une poitrine dénudée… La rave party s’empare de Dour ! Cette escapade est agrémentée d’un voyage dans l’univers obscure et magnétique de Kompromat lorsque Rebeka Warrior s’immisce entre les faisceaux lumineux tandis que la silhouette de Vitalic se dessine.

 

Kompromat – Dour Festival 2019 © Cindy Voitus
Kompromat – Dour Festival 2019 © Cindy Voitus
Dour Festival 2019 © Cindy Voitus

Puis au détour du Labo, le collectif multiculturel montréalais Moonshine est sur scène. Son fondateur Pierre Kwenders est aux platines, accompagné de deux musiciens. Sourire aux lèvres, il finira son set par des pas de danse endiablés face à un public enjoué. Il passera ensuite la main à Bambii, la touche féminine de l’équipe. Cette DJ torontoise vient d’enchaîner 4 soirées à Londres, Paris, Düsseldorf et Dour !

Les huit scènes reposent sur une programmation éclectique allant de la techno au hip-hop, du métal au reggae, du hardcore au rock. Ainsi en s’aventurant du côté du Dub Corner, des têtes collées aux caissons sont reliées à des corps ondulant sous les vibrations du reggae. À nouveau sur le sol de la Salle Polyvalente, le samedi après-midi les métalleux et punk-rockeurs se donnent rendez-vous, secouant leurs chevelures d’arrière en avant, en synchronisation avec YOB tout droit venu d’Oregon, Wiegedood du collectif Church of Ra, et le jeune groupe français Birds In Row.

Quant à la Boombox, elle brillera de mille feux pendant le show visuel orchestré par Le Motel et son VJ Åntoine De Schuyter. La fête n’est pas finie, de retour dans la Salle Polyvalente et sous ses acclamations, Sevenum Six accompagnera avec puissance les derniers pas de la foule.

Les lumières des scènes s’éteignent, les emplacements de restauration ont tiré leurs rideaux, on puise tous dans nos ultimes ressources énergétiques pour trainer nos corps vers la sortie. Deux kilomètres de marche et quelques derniers « DOUREUUUUUUUUUH !!! » sont expulsés par les festivaliers. Ce cri qui unit ! Nous sommes 52 000 personnes, nous étions 251 000 sur toute la durée de l’événement, plusieurs générations confondues et ethnies.

On dit que Dour c’est l’amour ? Dour Festival est bien plus que ça, c’est une tribu avec un fort sentiment d’appartenance et dotée d’une ouverture sur autrui. C’est une communauté reposant sur une organisation précise et efficace. Dour, c’est un week-end prolongé sans stress et à l’écoute d’une programmation variée, c’est tout simplement un bol d’air frais !

Pierre Kwenders & Bambii, Collectif Moonshine – Dour Festival 2019 © Cindy Voitus
Moha La Squale – Dour Festival 2019 © Cindy Voitus
Dour Festival 2019 © Cindy Voitus

 

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Site web : www.dourfestival.eu/fr

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Instagram : @dourfestival

Dour Festival 2019 © Cindy Voitus