La 5ème édition du Voltage Festival se déroulait les 10 et 11 août dernier dans l’ancienne centrale électrique de la petite ville de Zwevegem en Belgique. Un festival techno réunissant les artistes internationaux et émergents du moment.

Crédit: Léa Delepierre

Jour 1 – 

Notre voyage dans le temps

Premier jour, nous arrivons sur le site du festival et apercevons l’immense bâtisse qui a vu le jour en 1913: la central électrique Transfo de Zwevegem en Belgique.

Nous sommes accueillies par un membre de l’équipe du festival qui nous fait chaleureusement le tour du propriétaire. Après avoir monté un grand (et vieil) escalier en fer, c’est dans l’enceinte même de la centrale que nous entrons. Nous y découvrons ce qui était jadis la salle de contrôle, mis à disposition des artistes pour l’occasion. Plongé dans un décor post-industriel, nous avons l’impression qu’ici le temps s’est figé. Nous sommes alors pris de nostalgie, nous remémorant toute la vie qu’a pu abriter ce lieu chargé d’histoire.

Crédit: Léa Delepierre

Après ce moment privilégié à visiter les recoins du bâtiment, nous attaquons la découverte du site. Ce grand plein air de plusieurs hectares accueillant des food-trucks divers et variés, bars, stands pour acheter des clopes, des tokens, ainsi qu’un espace chill pouvant faire profiter de balançoires et de hamacs. Nous avons également croisé un merchandising proposant, en plus du textile du festival et des crew invités, des vinyles provenant des labels de certains artistes présent sur le festival. Et ça, on adore! 

Crédit: Léa Delepierre

La découverte des 3 scènes 

Nous découvrons la petite scène du festival, Rotor, dédiée aux artistes locaux. Il s’agit aujourd’hui d’une programmation proposée par les crews Form and Function et Initiate. Nous assistons au live hybrid d’Initiate Shamans, joué par Brice et Renaud, à l’initiative du BEM festival en Belgique (Brussels Electronic Marathon). On y retrouve une atmosphère deep techno très bien travaillée. S’en suit le live de Linear Straight ainsi que le set de Parallel Circuit, créateur du Voltage Festival, très concentré avec un set minutieux et adoré par le public.

 

Crédit: Léa Delepierre

Nous empruntons à nouveau des escaliers de fer et arrivons dans ce qui était autrefois la chaufferie. Nous y découvrons plusieurs stands de préventions ainsi qu’un bar. Les stands de tokens sont qu’en à eux, des guichets rongés par la rouille, servant autrefois comme cabines de contrôle pour les ouvriers de l’époque. On se rend compte alors que le lieu lui-même EST le décor. 

On y découvre la deuxième scène, Turbine, accueillant ce jour le crew français, Possession. Nous entrons dans un hangar où il fait nuit noire, avec comme seule lumière les immenses engrenages qui habille la scène. Parfait, résidente Possession débute les hostilités direct avec un set à 140 bpm, histoire de bien digérer nos pâtes du midi! S’en suit VTSS puis Cleric présentant son dernier projet live. On retiendra également les 3h de closing de Blawan plus déchaîné que jamais.

Nous arrivons enfin sur la scène principale, Anode, qui n’est autre que les dessous des pylônes électriques de la centrale. Ambiance assurée. Kozzmozz prend les commandes de la scène. Fjaak en live nous mettent une pêche dans le public comme il est rare d’en voir! Arrive ensuite le maestro espagnol, boss du label PoleGroup, Oscar Mulero pour un set totalement incroyable, comme il est devenu rare d’en voir. On clôture la scène avec papa Ben Klock, histoire de bien finir la journée.

Jour 2 –

Changement de décor! Rimbu prend le pouvoir et c’est au milieu d’une jungle que les pylônes de la scène Anode accueillent aujourd’hui le public . On commence fort avec Nur Jaber qui débute sur les chapeaux de roue, passant le relais à Twan, pour un set bien musclé comme les belges l’aime. On ne descendra pas en puissance de toute la journée ici, puisque s’enchaînent dans la soirée IHM, Rebekah en live et Dax J

Pour prendre un peu l’air et reposer les oreilles, on décide d’aller gaiter la scène Rotor, hostée par Stygian’s River. On découvre le live de Siwei qui valait vraiment le coup d’oeil. Le parisien Hadone était aussi de la partie, pour le closing de la scène.

Côté Turbine, on passe à une programmation made in Deep In House, team du C12 de Bruxelles. On va pas se mentir, c’était à mon sens LA scène qu’il fallait suivre cette deuxième journée. On ne pouvait pas passer à côté du live percutant de Luigi Tozzi qui en a converti plus d’un dans la foulée… On enchaîne avec Wata Igarashi et sa techno japonaise méticuleuse et si bien exécutée. Mais on retiendra aussi, et surtout, le duo canadien Orphx et leur live totalement enivrant, à la fois dark et progressif. Une prestation qu’il ne fallait surtout pas manquer!

Crédit: Léa Delepierre
Crédit: Léa Delepierre
Crédit: Léa Delepierre

Les performances qui nous ont marquées

Sur le podium, et dans l’ordre que vous voulez, incontestablement Oscar Mulero, Orphx and Luigi Tozzi.

LES +

  1. On a particulièrement apprécié le lieu Transfo et l’accueil sur le site. Nous nous sommes vraiment senties privilégiées de découvrir de plus près cette perle perdue au milieu de la Belgique. Et le fait d’avoir 2 scènes extérieures et 1 intérieure permet de toujours y trouver son compte.
  2. Ce qui était très appréciable aussi, c’est que pendant 2 jours nous avons pu circuler librement sans aucun souci. Le festival n’est pas surpeuplé, on n’attend jamais beaucoup au bar ou même pour manger.
  3. On souligne aussi l’effort de l’orga pour avoir mis autant de show live, et sur toutes les scènes.
  4. Également, beaucoup plus d’artistes féminines présentent cette année !
  5. Pour finir, et pour être tout à fait honnête, au vu du line-up, du lieu et l’ambiance générale du festival, le prix est vraiment très abordable et on espère qu’il le restera encore longtemps ! 
Crédit: Léa Delepierre

 

LES –

  1. Nous avons tous tirer une tête de trois pieds de long quand on s’est aperçu qu’il n’y avait pas de frites !! 
  2. Blague à part, les food-trucks étaient top mais un peu chers à notre goût. Pasta box: 8€ / Burger: 9€.
  3. On a trouvé que la petite scène n’était pas suffisamment mise en valeur. L’emplacement est cool mais le décor, par rapport aux 2 autres, était un peu léger à notre goût. Peux mieux faire.
  4. Le closing sur la grande scène s’est terminé par des explosions électriques un peu hasardeuses. Pour le coup on a tous pensé à de vrais soucis techniques plutôt qu’à de réels effets spéciaux.
  5. Bon, et comme on a une petite conscience éco-responsable, c’est vrai que le livret avec le plan du site et le line-up, en 2 pages ça tiens. Du coup on s’est un peu demandé à quoi servait les 7 autres, vu que ce n’était que de la pub…

Verdict: A l’année prochaine !

Article écrit par Eugénie Verbeke. Photos: Léa Delepierre.