Les Nuits Sonores et l’European Lab ont repris de plus belle du 3 au 6 octobre dernier et c’est à Bruxelles que nous avons pu profiter du spectacle. Sa 3ème édition s’est déroulée cette année sur 4 jours, mêlant projets musicaux mais aussi visuels, et ne comptait pas moins de 5 lieux, 10 événements, plus de 30 artistes et 30 intervenants venus de tout horizons pour échanger leurs visions.

Pour vous remettre dans le contexte, l’European Lab qu’est ce que c’est?

C’est une série d’événements accueillants artistes, conférenciers et acteurs de la culture européenne dans son ensemble. Le but est de dresser un portrait des difficultés contemporaines dont fait fasse l’Europe notamment sur les questions du climat, les conflits politiques mais aussi sur l’appartenance culturelle qui questionne et divise l’Europe. En rassemblant dans la capitale européenne ces différents acteurs, l’European Lab Brussels s’inscrit dans cette dynamique. 

En bref, on se concentre sur la vision d’une nouvelle Europe à travers des talks, de temps pour penser, s’informer autour de tables-rondes, par le biais de performances musicales et la mise en place d’ateliers en partenariat avec Bozar Agora et en parallèle du festival Nuits Sonores.

A l’occasion de sa troisième édition, Nuits Sonores décide de faire focus sur la bouillonnante scène electro bruxelloise. On a décidé d’aller voir ça de plus près.

Vendredi 4.10 : BOZAR

D’entrée de jeu le staff est très accueillant. On apprécie la fluidité à l’entrée, la gratuité des vestiaires et surtout ce lieu impressionnant. Il s’agit de la première maison de la culture construite en Europe, datant d’après la première guerre mondiale, imaginé et bâti par Victor Horta. Bâtiment atypique à la hauteur sous plafond assez impressionnant et parfaite pour ce type d’événement.  

Jusqu’ici donc tout va bien. La signalétique est par ailleurs très bien faite, surtout pour des frenchies qui ne comprennent pas le flamand et le néerlandais. En revanche la queue pour les tokens est interminable. Seulement un point de vente avec une file cash et une CB. Et surprise: les tokens ne sont valables que pour une seule journée… Une mauvaise information qui laissera bon nombre d’entre nous avec des tokens sur les bras sans pouvoir les utiliser.

On retiendra le show de Dasha Rush, avec son projet Les Territoires Éphémères, organisé dans un amphi théâtre. Un show qui vous plonge complètement dans le noir pour vous confronter uniquement à la musique et vous laisse profiter des jeux de lumière.

On décide ensuite d’aller voir Glitter et nous sommes alors plongés dans une ambiance de sons arabiques. On souligne le punch de la part de la Dj qui avait l’air vraiment contente d’être là. 

On se rend sur la scène où joue Octave One. Bizarrement il y a un contrôle des pass avant de pouvoir accéder à la salle. Incompréhension totale puisque c’est le même bâtiment, ce qui a causé beaucoup (trop) d’attente pour accéder à la salle. On y arrive enfin et nous somme subjugués par la scénographie.  Fosse vaste et surélevée avec de sacrés jeux de lumières qui encercle la foule, sans compter les lasers. Le son va fort, les gens sont en feu: l’ambiance y est.

La fin du set d’Octave One est puissante, parfait pour laisser place à Paula TempleLa reine de la nuit commence par des sons ambiants avant de nous propulser dans son univers bien propre à elle. Pas le temps de niaiser! On arrive à se faufiler quasi tout devant, le monde est là mais il y a de la place. Elle a la banane et semble tout aussi contente que nous d’être là.

Le show bat son plein, la chaleur commence à nous prendre, on décide de partir 15 minutes avant la fin pour aller tranquillement à l’after organisé au C12.

On marche jusqu’au C12, pour arriver sur une queue de bien 20 mètres. On nous dit qu’ils ne prennent que du cash à l’intérieur ce qui remue un peu la queue avec des départs, des arrivées et quelques abandons au passage. On y arrive enfin et découvre le show de Bjarki, Mono Junk en live et Leon Vynehall.

Samedi 5.10 : KANAL –  Centre Pompidou

On arrive tôt, pas de musique. On fait le tour du propriétaire qui ressemble quelque peu à une Warehouse. Il n’y a pas encore trop de monde. On va au bar se commander des bières et cette fois ci pas de tokens mais que du cash ou de la CB. Les barmaids n’ont pas l’air très heureux d’être là et sont assez lents malgré le très peu de monde dans la salle.

Une ligne de basse se fait entendre, c’est Lotic qui débute son set. Une chanteuse qui surplombe la scène, entourée par une structure qui reflète des lasers. Elle danse comme Beyoncé éméchée et chante comme une sirène. On arrive à se mettre aux barrières pour contempler cette performance quelques peu intriguante. Les sons électroniques sur lesquels elle chante sont plutôt pas mal, un brin expérimentaux.

Nous croisons alors Laurent Garnier qui se balade et discute avec les festivaliers pour leur plus grand plaisir.

C’est au tour d’AZF de tabasser, puis December et Cabaret Nocturne avec un show cold wave/ new wave, super efficace. 

Dimanche 6.10 – KANAL –  Centre Pompidou

Gros closing des familles avec Laurent Garnier de 16h à 00h pour finir les Nuits Sonores en beauté. L’ambiance bat son plein et l’atmosphère est festive. On rencontre alors des lyonnais, des bordelais, lillois et on s’en rend compte que le paris est gagnée cette année encore, le festival en a convaincu plus d’un.

En soit le line-up est plutôt qualitatif mais l’ensemble paraît un peu décousu. Le samedi nous a un peu déçu car nous n’avons pas trouvé vraiment de sens à cette soirée. Dommage, car le lieu était vraiment très chouette.

Pour le reste c’est tout de même une réussite. Globalement, l’organisation laissait un peu à désirer en ce qui concerne le temps d’attente et la queue en générale, surement dû à une mauvaise communication ou un manque d’informations de la part du staff.

Côté système son, ça allait fort, mais dans l’ensemble c’était correct. Les scènes étaient bien. On apprécie particulièrement le fait de pouvoir sentir la proximité avec l’artiste.