Toute jeune association portée par une bande d’amis passionnés par la psytrance et la culture psychédélique, Exotrip a vu le jour il y a deux ans. Elle compte déjà quelques événements à son actif à Paris.
La team globetrotteuse se dévoile et nous parle de la création du collectif, des labels et artistes qui l’inspirent, de ses intenses souvenirs en festival et bien plus encore. Rendez-vous ci-dessous pour en découvrir davantage.

 

SweetLife – Bonjour la team d’Exotrip, comment est née votre association ? Pourriez-vous nous la présenter en quelques mots ? 

Thomas – Hello, déjà merci de nous accorder cette entrevue cela nous fait très plaisir !
Pour parler d’Exotrip en quelques mots, le projet de l’association est né en 2018.  Je faisais auparavant partie de Stéréorganic et pour diverses raisons, j’ai décidé de quitter cette orga. Comme j’aime profondément organiser des événements et que je ne voulais pas arrêter, je me suis fixé un objectif : monter Exotrip.

J’ai démarré tout seul avec le soutien de ma team Euphorik et puis un jour, j’ai rencontré Nael. De là a éclos une amitié hors norme qui a permis de solidifier l’association et les projets. On avait une vision commune de ce projet que l’on portait à présent à deux. C’est comme ça qu’est né le concept des soirées Entropia !
Pour résumer, Exotrip, c’est avant tout une histoire de famille !

Nael – Pour ce qui est de la fondation d’Exotrip, Thomas a tout dit, je pense. Pour vous la présenter, je dirais que c’est une petite asso avec de grandes ambitions…

On est un groupe de potes et cette asso nous permet de faire ce qui nous passionne : ça va de la musique à la création de décoration et scénographie en passant par l’organisation d’événements, d’expos artistiques et tout ce qu’il y a autour.

Crédit photo : Pamp
Scénographie : Kashaf. Crédit photo : Pamp

 

SweetLife – Si vous deviez citer quelques tracks qui symbolisent le mieux la vibe de votre collectif, lesquels seraient-ils ?

Thomas – Pour parler de la veine musicale de notre collectif et c’est là que ça devient intéressant, avec Nael il y a comme une complémentarité dans notre dualité.
Moi, je suis plutôt groovy psytrance, un peu rock’n’roll et insolent tandis qu’il est davantage introspectif et tourné vers des sonorités plus dark et forest, une sorte de shaman quoi ahah.
Je ne pourrais pas citer des tracks mais plutôt des labels qui m’influencent : Looney Moon, Bom Shanka, Sangoma… dans ce délire !
Et, pour les artistes : Doom’s, Radikal Moodz, Andromed, Jumpstreet, Shredder, Earthworm, Wood Warden, Yabba Dabba, Chris Rich, Braingineers, Satya, Dust, Illegal Machine, Plasticity, Dribble, Render et Atoned Splendor.

Nael – Personnellement, je suis à la recherche d’artistes et tracks de tout genre.
Le point commun entre tous ces tracks, ce serait un minimum de profondeur, une rythmique au millimètre près et bien sûr une synthèse recherchée avec un sound design complet…
Si je devais citer des artistes, pour ce qui est de la psytrance, ce serait plutôt darkpsy ou deep forest : Atriohm, Farebi Jalebi, Orestis, Tetraktys, Diplodocus, Dark Notes, Kanka, Obscurum, AlpsCore, Phreneticus et Oroboro.
Notamment les Français : Kaayaas, Omja, Psychoacoustique et Argaleth.

 

SweetLife – Forêt, désert, parc, friche, warehouse, club… avez-vous un terrain de prédilection ?

Thomas & Nael – Alors pour ce qui est des terrains de prédilection, comment dire… Pour ce qui est de notre projet, nous souhaitons qu’il grandisse. Nous avons plein d’idées. Pour le moment, nous sommes sur deux salles à Paris, qui nous ont accordé leur confiance : le Trabendo et le Nexus.
La capacité de nos events ne nous permet pas à l’heure actuelle d’aller en warehouse même si ça nous titille.
Le Trabendo offre une excellente salle de concert avec une acoustique comme il en reste peu sur Paris. Là, on est sur du très qualitatif, toutefois avec une jauge restreinte à 700 personnes.
Pour le Nexus, on va entamer notre première collab. C’est encore tôt pour amener un avis dessus, mais on est plutôt confiants. Ça s’annonce prometteur. Il y a beaucoup de boulot !
Pour ce qui est de nos envies, on ne te cache pas que l’idée est d’arriver à faire naître notre festival. Nous n’en sommes pas encore là mais nous y travaillons ! Chaque chose en son temps ! Donc oui, l’idéal pour nous est le retour à la nature !

Crédit photo : Pamp
Crédit photo : Pamp

 

SweetLife – Quel est votre dernier souvenir de festival le plus marquant ?
Thomas – Là encore, on doit avoir des souvenirs bien différents avec Nael.

Pour ma part : Ozora 2019 ! Après avoir mangé du peyote, pleine montée sur le dancefloor vibrant au mix de Raja Ram. Un gros gros gros voyage !!! C’est pas facile à expliquer mais je me suis retrouvé les larmes aux yeux à la fin de son set et une aprèm entière à danser en pensant être ailleurs !

Sinon, j’ai pris une énorme claque musicale au MODEM 2018 sur le live de Tiral, très dark mais ambiance tribe ! De bons moments !
Et coté DJ, mon meilleur souvenir c’est d’avoir eu la chance de mixer sur la main stage du festival Universo Paralello ! Un grand moment empli d’émotions !
La scène était assez vide mais tous les gens présents étaient full énergie. Les survivants de la nuit, ahahah ! Perché à 4 m de haut j’ai pris mon pied.
Nael – Sans hésiter, le set de Orestis au Master Of Puppets et le dancefloor à ce moment-là !

 

SweetLife – Que représente la psytrance pour vous ?

Thomas – Alors pour ma part, autre qu’un style musical que j’affectionne énormément, ça a été comme une école de la vie, des rencontres que je n’aurais probablement jamais faites, une prise de conscience sur moi-même.

On peut dire que je me suis enfin découvert à travers le monde de la psytrance.

Nael – La psytrance, en tant que musique, représente pour moi une infinité de possibilités, en matière de sonorités mais aussi de recherche en sound design… ce qui peut parfois amener à des textures ou des sons jamais entendus par l’oreille humaine…

 

SweetLife – Face à la crise sanitaire mondiale due à l’épidémie du COVID-19, votre soirée Entropia – The Chaos qui devait se dérouler au Nexus en avril a été reportée à l’automne. Il se pourrait bien que l’événement Entropia – 20 ans Parvati du 9 mai, subisse une prorogation, du fait des mesures gouvernementales à venir.
Est-ce que cette situation exceptionnelle change votre vision des choses à plus long terme ? En outre, comment envisagez-vous la suite de vos activités ?

Thomas & Nael – Comme tout intervenant du milieu festif, cela vient pas mal chambouler notre planning et nos économies assez fragiles…
Notre vision ne change pas. Nous reportons pour le moment notre événement Entropia – The Chaos à la rentrée automnale, le 30 octobre plus précisément.

Toutes nos pensées sont tournées vers notre public, prenez soin de vous et de vos proches, et restez chez vous (on ne le répétera que trop peu) !

 

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A travers les yeux de Mathias Brignolle et d’Odalric Lerouxel, explorez la soirée Entropia organisée par Exotrip à Paris, au printemps dernier :